L’infertilité absolue de l’utérus n’est plus absolue

La première naissance après greffe utérine ouvre des perspectives inédites pour l’AMP  Abonné

Publié le 30/10/2014
L’équipe suédoise du Pr Mats Brännström a obtenu la première naissance viable après transplantation d’utérus. La patiente greffée, atteinte du syndrome MRKH, présentait une absence congénitale totale d’utérus, l’une des très rares stérilités absolues. Alors que le contexte réglementaire de la gestation pour autrui (GPA) est compliqué dans de nombreux pays, la greffe d’utérus ouvre des possibilités nouvelles pour l’aide médicale à la procréation (AMP), qui ne vont pas sans poser des questions à la société.
Le transfert d’embryon a été réalisé 12 mois après la greffe, et la première tentative a entraîné...

Le transfert d’embryon a été réalisé 12 mois après la greffe, et la première tentative a entraîné...
Crédit photo : DR

UNE GREFFE d’organe éphémère à partir d’un donneur vivant en bonne santé, un tel concept doit soutenir un enjeu recevable. Celui de la greffe d’utérus est de permettre à des femmes stériles de pouvoir porter leur enfant. La première naissance obtenue en Suède par l’équipe du Pr Mats Brännström de l’université de Gothenburg, rapportée début octobre dans « The Lancet » est un événement inédit, qui réjouit autant qu’il interroge.

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