En vue, des vaccins, des biocarburants, des aliments...

La première cellule dérivée d’un génome synthétique  Abonné

Publié le 31/05/2010
Dans un pas majeur, l’équipe du Craig Venter Institute (États-Unis) a créé la première cellule contrôlée par un génome de synthèse. Ils ont d’abord créé chimiquement le génome du Mycoplasma mycoide, puis l’ont transplanté dans la cellule bactérienne Mycoplasma capricolum dont le propre génome avait été retiré. Ce travail, réalisé sous haute surveillance bioéthique, pourra avoir de nombreuses applications, comme permettre dès à présent d’accélérer la fabrication des vaccins, et à terme de créer des algues (bactéries) capables de produire des biocarburants ou d’assainir l’environnement. Voire la possibilité de créer des ingrédients alimentaires.
Assemblage d’un génome synthétique de M. mycoide dans une levure

Assemblage d’un génome synthétique de M. mycoide dans une levure
Crédit photo : Science/AAAS

« C’EST LA PREMIÈRE CELLULE synthétique créée, et nous l’appelons ainsi car la cellule est totalement dérivée d’un chromosome synthétique, fabriqué avec 4 fioles de composés chimiques sur un synthétiseur chimique, en partant de données informatiques du code génétique », explique le Dr Craig Venter, fondateur du Craig Venter Institute (à Rockville dans le Maryland et à San Diego en Californie). « Cela procure un outil très puissant pour tenter de concevoir ce que nous voulons que la biologie fasse et nous avons déjà en vue une large gamme d’applications. »

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