Jean-Yves Madec (ANSES, Lyon) : « Agir aussi en médecine animal »

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Publié le 29/06/2015
L’antibiorésistance ne concerne pas que la médecine humaine. Le problème est également préoccupant chez les animaux, qu’ils soient domestiques ou d’élevage. Le point avec Jean-Yves Madec, responsable de l’unité lyonnaise « Antibiorésistance et virulence bactérienne » à l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES).
LE QUOTIDIEN - L’antibiorésistance est-elle plus répandue en médecine humaine ou vétérinaire ?

JEAN-YVES MADEC. - L’antibiorésistance est présente partout. En médecine humaine, on s’en est rendu compte tout de suite, dès l’après-guerre, car les médecins ne parvenaient plus à soigner les patients. Le nœud du problème, c’est l’échec thérapeutique. Mais chez l’animal, les vétérinaires y étaient moins confrontés, donc ils ont mis 50 ans à prendre conscience de la résistance aux antibiotiques. Ils ont cependant rattrapé leur retard très rapidement.

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