Coronavirus chinois : un cas suspect en France finalement négatif

Par
Didier Doukhan -
Publié le 22/01/2020
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Crédit photo : AFP

Avec déjà 9 morts en Chine, le bilan de la nouvelle épidémie à coronavirus vient de s'alourdir. Pour l'heure, le risque d'introduction en France est « faible mais ne peut pas être exclu », a déclaré mardi la ministre de la Santé Agnès Buzyn. Un cas suspect dans l'Hexagone s'est finalement révélé négatif.

À l'occasion de la conférence de presse qui s'est tenue mardi soir à la Direction générale de la santé (DGS), le professeur Jérôme Salomon a fait état d'« un citoyen français qui a présenté des symptômes respiratoires après un séjour à Wuhan ». Toutefois, le directeur de la DGS a expliqué que celui-ci « a été pris en charge en isolement dans un établissement de référence. Il va bien, est rentré chez lui, tous les examens virologiques (réalisés au Centre national de référence de l'institut Pasteur) sont négatifs ».

Le risque d'introduction en France est faible mais ne peut pas être exclu, a précisé la ministre de la Santé, d'autant qu'il y a des lignes aériennes directes avec Wuhan, la ville chinoise épicentre de cette épidémie. En cas de doute, les personnes sont invitées à « rester à la maison » pour éviter les contacts et à appeler le 15, a ajouté Jérôme Salomon, soulignant aussi l'efficacité des « mesures barrières » (lavage de mains, etc.) pour éviter des contaminations.

Si des messages de précautions sont diffusés dans les vols directs en direction et en provenance de Wuhan et des affiches rappelant la conduite à tenir en cas de symptômes installées dans les aéroports internationaux, la France n'a en revanche pas mis en place de contrôle systématique de la température des voyageurs en provenance de Chine, contrairement à d'autres pays comme la Russie et la Thaïlande. Cette mesure n'est « pas recommandée par l'Organisation mondiale de la santé », elle est « complexe à mettre en place » et « pas très efficace », a expliqué M. Salomon.

L'OMS se réunit aujourd'hui pour déterminer s'il convient de décréter une « urgence de santé publique de portée internationale ».

Avec l'AFP.


Source : lequotidiendupharmacien.fr