Coronavirus chinois : les ventes de masques explosent

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Publié le 24/01/2020
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Crédit photo : Phanie

Dix-huit ans après le SRAS, le nouveau coronavirus (2019-nCov) venu de Chine et qui s'est déjà exporté en Thaïlande, au Japon, en République de Corée, aux États-Unis et à Taïwan n'a, pour l'instant, pas été détecté en France. Qu'à cela ne tienne, les Français s'alarment de mesures sanitaires insuffisantes et achètent des masques.

Jeudi, à Wuhan, la mégalopole de la province chinoise d'où est originaire le nouveau coronavirus, plus aucun avion ne pouvait décoller ou atterrir et plus aucun train ne circulait. En France, les derniers avions en provenance de cette ville sont arrivés à l'aéroport de Roissy à moitié vides, nombre de Chinois ayant préféré annuler leur voyage par crainte de ne pouvoir rentrer chez eux par la suite. Tous les passagers portent un masque de protection sur le visage. Une évidence pour tous ces arrivants qui s'étonnent que le message des autorités françaises se limite à « appeler le 15 en cas de symptômes ». Mais la situation est bien différente en France, à ce jour exempte de tout cas de ce nouveau coronavirus, quand les voyageurs reconnaissent qu'à Wuhan, c'est la panique, le port du masque est une obligation, les gens sont confinés chez eux…

Selon les derniers décomptes de ce matin, les autorités chinoises font état de 830 contaminations, dont 177 cas graves, 1 072 cas suspects en cours d'investigation, 26 décès dont 24 survenus dans la province de Wuhan. À noter que 34 personnes seraient guéries et sorties d'hospitalisation. En réaction, la Chine met en place des mesures de confinement qui concernent plus de 40 millions de Chinois, et a annulé les festivités du nouvel an chinois.

En France, certaines pharmacies sont prises d'assaut par des citoyens inquiets. Rien d'étonnant à Roissy, à l'arrivée des derniers vols de Wuhan jeudi dernier : les 240 masques livrés le matin sont partis en 15 minutes, explique la pharmacienne au groupe de presse EBRA. Au « Dauphiné Libéré », la rédaction a contacté des pharmacies parisiennes, lyonnaises, grenobloises, strasbourgeoises… Et très clairement le nombre de masques vendus est en constante augmentation. Certaines officines ont même été dévalisées et attendent une livraison de leur grossiste-répartiteur dans les 24 heures.


Source : lequotidiendupharmacien.fr