Selon des chiffres donnés par Bastien Legrand, expert-comptable du réseau CGP (voir page 8), l’excédent brut d’exploitation (EBE), indicateur clé pour mesurer la rentabilité d’une officine, a plongé de 3,8 points en 2024. En moyenne, « les pharmaciens ont perdu 10 000 euros d’EBE en un an », résume Bastien Legrand.
L’avenant 1 suffira-t-il à redresser les comptes de l’officine ?
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Signé le 10 juin 2024, deux jours avant la dissolution de l’Assemblée nationale, l’avenant 1 à la convention pharmaceutique a introduit des mesures capitales pour la profession : la substitution biosimilaire, la réalisation de TROD pour la cystite et l’angine en officine ou encore la mise en place d’un accompagnement financier pour les pharmacies situées dans les territoires fragiles. Ce texte suffira-t-il néanmoins à redresser les comptes de l’ensemble des officines ? Si l’assurance-maladie et la FSPF prônent la patience, l’USPO, qui avait décidé de son côté de ne pas signer le texte, tire déjà la sonnette d’alarme.
Pour Marguerite Cazeneuve, l’idée de relancer un cycle de négociations semble peu réaliste, voire dangereux
Crédit photo : Anton Karliner/Phanie
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