Après Nestlé, c’est au tour de Lactalis de rappeler des lots de lait infantile en France : il s’agit de six lots 1er et 2e âge de la marque Picot. Ces derniers sont potentiellement contaminés par la toxine céréulide, susceptible de provoquer diarrhées et vomissements chez le nourrisson. Une cinquantaine de lots de laits Nestlé ont été rappelés depuis début décembre pour la même raison.
La société Lactalis a rappelé en France, ce mercredi 21 janvier, six lots de nutrition infantile potentiellement contaminés par la toxine céréulide : il s’agit des pots nommés « Picot Nutrition Quotidienne 1er âge » dans les formats 400, 800 et 850 grammes, des pots « Picot Nutrition Quotidienne 2e âge » dans les formats 800 et 850 grammes, ainsi que le « Picot AR 2e âge » au format 800 grammes. Comme les laits infantiles rappelés par Nestlé depuis le 11 décembre, ces lots sont potentiellement contaminés par la toxine céréulide, produite par la bactérie Bacillus cereus, susceptible de provoquer diarrhées et vomissements.
Le rappel de Lactalis concerne une vingtaine de pays dans le monde, suite à une alerte de l'association Alliance 7, qui réunit des syndicats des métiers de l'épicerie et de la nutrition spécialisée. Si les premières analyses ont « donné des résultats conformes », les analyses complémentaires « menées sur le produit reconstitué », c'est-à-dire le biberon préparé, ont « révélé la présence de céréulide », détaille le géant laitier. « C'est un fournisseur international qui propose de l'ARA », ou acide arachidonique, rentrant dans la composition de certains laits infantiles, qui est en cause, a précisé Lactalis à l'AFP, sans communiquer le nom du fournisseur en question.
D’après l’association foodwatch, le même fournisseur d’acide arachidonique est en cause dans la contamination des laits Nestlé et Lactalis, et il serait basé en Chine. L’association va déposer plainte contre X pour comprendre les délais de rappel des laits par les deux sociétés.
Une enquête judiciaire en cours
Le vaste rappel des lots de laits infantiles Guigoz et Nidal par Nestlé a suscité de nombreux appels de parents auprès des centres antipoison « en demande d’informations sur les conduites à tenir » ou pour signaler que « leurs nourrissons présentaient des symptômes tels que des vomissements et des diarrhées », a précisé mardi le Centre de crises sanitaires du ministère de la Santé. « L’ensemble des ARS ont également été sollicitées par des parents. »
À ce jour, « seul un signalement, c’est-à-dire une situation grave qui nécessite des investigations épidémiologiques, via une ARS a été remonté auprès de la Direction générale de la Santé et concerne le décès d’un nourrisson, poursuit le Centre de crises sanitaires. L’imputabilité de ce décès avec la consommation du produit incriminé dans le retrait rappel n'est pas établie à ce stade. L'investigation épidémiologique et alimentaire est toujours en cours. » Une enquête judiciaire est également en cours.