Dix ans après le droit de substitution

Le générique défend encore ses qualités  Abonné

Publié le 02/07/2009
Habituellement présenté comme un facteur d’économie non négligeable, le médicament générique est avant tout… un médicament, tiennent à rappeler les laboratoires producteurs. Un rappel essentiel, à l’heure où le droit de substitution fête ses dix ans, où des contrats incitent les médecins à prescrire dans le répertoire, où le déficit de la Sécurité sociale ne fait que se creuser. Un traitement sûr, efficace et moins cher.

EN JUIN 1999, le pharmacien d’officine obtient l’autorisation de substituer, autorisation qui devient vite une forte incitation. Alors que, en 2002, une boîte sur douze était un générique (8 % du marché remboursable en volume), l’année 2008 a franchi la barre symbolique des 20 %. « Le marché pharmaceutique remboursable, en cumul mobile annuel à avril 2009, s’élève à 2,55 milliards d’unités et 19,07 milliards d’euros », indique Anne Baille, vice-présidente du Gemme (association regroupant les génériqueurs) chargée des affaires médicales et présidente de Ranbaxy.

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