Polémique sur la pioglitazone

Le directeur général de l’AFSSAPS s’explique

Publié le 09/05/2011
Après le scandale du Médiator, les médicaments à base de pioglitazone (Actos et Competact), une molécule soupçonnée de favoriser les cancers de la vessie, sont à leur tour sur la sellette. Le 7 avril dernier, la commission nationale de pharmacovigilance a plaidé pour leur suspension, alors que la commission d’AMM de l’AFSSAPS a préféré surseoir à cette décision. Le 19 avril, l’Agence a adressé aux médecins et aux pharmaciens un courrier de mise en garde sur l’utilisation de la pioglitazone. Dans un entretien avec « le Quotidien », le Pr Dominique Maraninchi, le nouveau directeur général de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS), explique les raisons de cette décision et dévoile sa nouvelle stratégie de communication, davantage orientée vers les professionnels de santé.
LE QUOTIDIEN DU PHARMACIEN.- La pioglitazone fait l’objet d’une nouvelle polémique, que certains qualifient déjà de nouveau scandale sanitaire, voire d’un « remake » du Mediator, qu’en pensez-vous ?

DOMINIQUE MARANINCHI.- Nous avons tous été traumatisés par l’affaire du Mediator. Cependant, la différence entre sa gestion et celle de la pioglitazone, c’est le délai de réaction, de quatre mois au lieu de quatre ans. Cette fois nous avons réagi rapidement.

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