L'image de la semaine 2022
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Dessine-moi un médicament
Vendredi 16 décembre 2022
En alliant vision par ordinateur et intelligence artificielle (IA), des chimistes du Laboratoire d’innovation thérapeutiques (CNRS/Université de Strasbourg) ont réussi à concevoir des nouvelles molécules-médicaments spécialement adaptées à leur cible en assimilant celles-ci à de simples images tridimensionnelles idéalisées. Grâce à ces « dessins » assistés par l'intelligence artificielle, ils ont réussi à modéliser des candidats médicaments efficaces. En effet, des inhibiteurs puissants d’une protéine d’intérêt pharmaceutique impliquée dans la maladie orpheline de Blackfan-Diamond ont ainsi pu être conçus par ordinateur puis synthétisés et testés avec un minimum de ressources en un temps record. Ces résultats sont parus dans le Journal of Medicinal Chemistry.
« En se basant sur le principe de similarité (des molécules similaires se lient à des protéines similaires), ce jeu de LEGO moléculaire, qui a en mémoire toutes les situations protéine-ligand connues, peut en effet proposer les molécules les plus adaptées à la protéine d'intérêt (image idéalisée) en plaçant au meilleur endroit possible les meilleurs fragments moléculaires que l’on peut d'assembler par intelligence artificielle », expliquent les chercheurs. C'est cette nouvelle méthode de vision par ordinateur qui a permis de produire 43 molécules dont plusieurs se sont avérées être de puissants inhibiteurs de CDK8, efficaces sur la maladie de Blackfan-Diamond.
D.D.
Crédit photo : Didier Rognan
Une fille de pharmacienne, la tête dans les étoiles
Vendredi 9 décembre 2023
Sélectionnée parmi 23 000 candidats, la Française Sophie Adenot, 40 ans, a récemment intégré la nouvelle promotion d’astronautes européens. Elle est la deuxième femme française à devenir astronaute après Claudie Haigneré. Ingénieure et officier de l'armée de l'air, Sophie Adenot était déjà la première femme pilote d'essais d'hélicoptères. La nouvelle promotion d'astronautes européens compte une autre femme et trois hommes.
Le 23 novembre, lors de l'annonce de la nouvelle promotion de l’Agence Spatiale Européenne (ESA), Sophie Adenot a délivré un message plein d’espoir, rapporté par le « Huffpost », aux jeunes filles qui hésitent encore à se lancer dans des carrières scientifiques : « Vous avez toutes les raisons d’y croire, a-t-elle lancé, il y a des choses magnifiques à faire, et il ne faut surtout pas se mettre de barrière. Il n’y a aucune raison de se sentir moins légitime. Les sciences et les technologies n’ont pas de genre. » Sa fibre scientifique et sa détermination, la nouvelle astronaute les a sans doute cultivées dès l'enfance. Car sa mère n'est autre que la pharmacienne Isabelle Adenot, ancienne présidente du Conseil national de l'Ordre des pharmaciens et aujourd'hui membre du Collège de la Haute Autorité de santé (HAS). Ce nom vous disait bien quelque chose, non ? Lorsque Sophie Adenot nous enverra ses premières images du cosmos, nul doute que les apothicaires verront un éclat vert dans ce tapis d'étoiles.
D. D.
Crédit photo : AFP
Des cellules fragiles comme du verre
Vendredi 2 décembre 2022
« Brains in a Dish » est un projet scientifique et artistique britannique exposé jusqu’au 14 janvier 2023 à la galerie Cooper à Dundee (Royaume-Uni). Il représente des cellules cérébrales délicatement agencées, parfois mal agencées, signant la présence d'une démence. La scientifique, c’est le Pr Selina Wray, qui travaille sur la maladie d’Alzheimer et autres démences à l'University college of London. Et son travail a été mis en lumière par une artiste, Charlie Murphy qui, en observant le travail de la scientifique, a créé ces fines sculptures de verre mises en lumière par des lasers et des images projetées. « Ces sculptures sont belles, mais à un niveau plus profond, elles capturent la fragilité et la délicatesse des cellules cérébrales que nous, scientifiques, mettons en culture » a déclaré Selina Wray.
C.D
Crédit photo : Charlie Murphy
Jour de deuil pour les pharmacies allemandes
Vendredi 25 novembre 2022
Pour sensibiliser le public à la fermeture des petites pharmacies indépendantes, une pharmacienne de Colbitz, dans le Land de Saxe-Anhalt (Est de l'Allemagne), a eu l’idée de proclamer une « journée de deuil à la mémoire des pharmacies disparues », au moment où les officines ont de plus en plus de mal à faire face à l’augmentation de leurs charges et aux baisses de leurs revenus. Le 17 novembre, la pharmacienne et son équipe, de même que celles de plusieurs autres officines, ont travaillé en vêtements noirs, et un petit « cimetière » de pharmacies a été installé devant l'officine de l’initiatrice de cette journée. Une opération largement relayée par les médias. « Que la pharmacie locale repose en paix », indique la croix plantée au milieu des « tombes », tout en remerciant Karl (Lauterbach), le ministre de la Santé, dont le plan de rigueur est actuellement examiné par les députés.
D.D.B.
Crédit photo : DR
Graffiti post pandémique
Vendredi 18 novembre 2022
En avril 2020, au début de la pandémie de Covid, c’était une infirmière habillée en superwoman, avec bien sûr un masque sanitaire, que le street artiste Uzey avait peint sur un mur de sa ville, à Hamm, dans l’ouest de l’Allemagne. Un graffiti accompagné de l’inscription « Pour les vrais héros », en soutien aux soignants engagés dans la lutte contre le Covid.
Que ce soit à Paris à Berlin, en passant par New York, Seattle, Barcelone ou Athènes, beaucoup de street artistes, comme Uzey ou encore le célèbre Banksy, ont réalisé des œuvres en lien avec le Covid-19 pour porter le même hommage aux soignants.
Mais aujourd’hui, en novembre 2022, « la pandémie est finie ! », se réjouit Uzey dans une autre peinture murale, en photo ci-dessus, reprenant la même infirmière, mais cette fois-ci sans masque sanitaire, toujours sur un mur de la ville de Hamm.
C.D.
Crédit photo : Ina FASSBENDER/AFP
Echapper au Covid... et au confinement
Vendredi 4 novembre 2022
Ces images affligeantes témoignent de la détresse et de la tension qu'impose la politique chinoise du « zéro Covid » à la population. Depuis l'annonce d'un cas de Covid, début octobre, dans la plus grande usine d'iPhone au monde, à Zhengzhou (Chine), 200 000 salariés sont ainsi confinés de force depuis des semaines. Principal sous-traitant d'Apple, le groupe taïwanais Foxconn qui gère l'usine, a admis fonctionner « en circuit fermé » avec des employés contraints de dormir sur place. Mais après que des centaines d'employés ont pris la fuite, sautant par-dessus les grillages pour rentrer chez eux, les autorités ont confiné mercredi dernier pour sept jours l'ensemble de la zone entourant l'usine. Désespérés, certains employés ont fui l'usine à pied pour éviter les contrôles anti-Covid. Des vidéos les montrant traîner leurs valises le long d'une autoroute, sur des dizaines de kilomètres, ont été partagées sur les réseaux sociaux, forçant les autorités à réagir. La municipalité de Zhengzhou a ainsi annoncé dimanche la mise en place de bus spéciaux pour permettre le retour chez eux des salariés. Sauvés ? Pas sûr, car des individus en combinaisons intégrales blanches ont empêché les fuyards de monter à bord de bus en tentant de les convaincre de rester à Zhengzhou et de ne pas rentrer chez eux…
Crédit photo : DR
Le ciné porno est mort, vive la pharmacie !
Vendredi 28 octobre 2022
Les lieux peuvent avoir plusieurs vies… La preuve ? À Grenoble, le Vox, ancien cinéma porno, sera bientôt une pharmacie ! C'est le titulaire de la pharmacie Pissas, non loin de l'établissement fermé depuis 2016, qui en a eu l'idée. Son officine de 90 m2 devenait trop petite. En demandant, et en obtenant le transfert dans l'immeuble désaffecté (et on espère, désinfecté…) qui hébergeait le cinéma, la pharmacie va pouvoir prendre ses aises dans les quelque 300 m2 du rez-de-chaussée. L'étage sera proposé à un médecin ou un infirmier. Les travaux de réhabilitation débuteront en novembre pour une ouverture de l'officine prévue en septembre 2023. Il faudra bien ça pour redonner un peu de lustre au local autrefois dédié à un bien autre usage. Côté formalités, Jean Pissas confirme que « le transfert de locaux a été autorisé par l’agence régionale de santé, signe que toutes les conditions sanitaires sont réunies pour accueillir les clients ». Avant ce changement radical de destination le Vox est encore marqué par son passé sulfureux. « J’ai eu des surprises en poussant les portes du Vox », confie le pharmacien qui a trouvé des tickets d'entrée, des corbeilles d’ouvreuses et même, quelques préservatifs usagés… Dans l'ancien temple de la luxure sur pellicule, il faudra sans doute bien plus qu'un grand ménage avant de pouvoir y exercer la pharmacie.
Crédit photo : DR
Le sang de la vigne
VENDREDI 25 FÉVRIER 2022
A l'occasion du 1er mars, soit mardi gras, le célèbre château du Clos de Vougeot accueillera les visiteurs déguisés en un personnage historique. Rien de bien original, me direz-vous. Ce qui l'est plus, c'est qu'au lieu du vermillon du vin dans les verres, c'est le rouge sang qui sera à l'honneur ! Car c'est bien une collecte de sang qui se tiendra dans ce temple des plaisirs bacchiques.
« Et si pour mardi gras, vous donniez votre sang dans un château emblématique de Côte-d'Or, tout en étant… déguisé ? C'est ce que proposent l’Établissement français du sang, les associations pour le don de sang de Gevrey-Chambertin et Nuits-Saint-Georges et le château du Clos de Vougeot pour le 1er mars », propose ainsi le très sérieux site de l'EFS. Les propriétaires du lieu ne disent pas si un verre de Bourgogne est offert après le don.
L'événement aura lieu de 9 heures à 13 heures dans le Grand Cellier du château, il est ouvert à tous les donneurs éligibles mais uniquement après réservation sur le site de l'Établissement français du sang.
Crédit photo : DR
Ministre, pharmacienne, doublement vaccinée
Vendredi 21 octobre 2022
Agnès Firmin-Le Bodo, ministre chargée de l'Organisation territoriale et des Professions de santé, est aussi pharmacienne de profession. Et c'est à ce titre qu'elle s'est fait vacciner contre la grippe et le Covid, dans la pharmacie parisienne Bosquet-Grenelle, dans le 7e arrondissement, le mardi 18 octobre. Sur son compte Twitter, elle déclare : « En tant que professionnelle de santé, j'ai effectué, le 18 octobre, mon vaccin contre la grippe et ma dose de rappel contre le Covid-19 », tout en concluant : « Pour se protéger et protéger vos proches, vaccinez-vous. » Un beau message d'une ministre qui a toujours milité pour que le vaccin Covid intègre la liste des vaccins obligatoires pour les soignants.
Crédit photo : Compte Twitter
L'amanite qui n’a pas tué
Vendredi 14 octobre 2022
C’est à la pharmacie Omaha Beach, à Trévières dans le Calvados, que l’histoire est arrivée. Un jeune homme de 25 ans s’y présente et demande un médicament pour soulager les nausées, vomissements et diarrhées. Mais avant de donner toute spécialité de lopéramide ou métopimazine vendue sans ordonnance, la pharmacienne qui le sert interroge le jeune homme pour en savoir un peu plus. Et découvre que ce dernier avait mangé des champignons, il y a deux jours, avant de tomber malade le lendemain de sa cuisine forestière. « C’était un ami - si l’on peut dire ! - qui lui avait donné deux sacs de champignons. Il avait mangé le contenu d’un sac mais le deuxième était dans sa voiture. Nous lui avons donc demandé de nous présenter les champignons qui restaient… pour y découvrir deux amanites phalloïdes ! » (celles sur la photo, ndlr), raconte Pierre-Edouard Thomas, titulaire de l’officine, qui a contacté son professeur de mycologie de la faculté de Caen pour confirmer l’identification. Le pharmacien appelle ensuite le centre antipoison, envoie le jeune homme aux urgences muni du protocole à suivre en cas d’intoxication phalloïdienne. Une attitude professionnelle exemplaire, qui a peut-être sauvé le jeune homme : l’histoire ne dit pas s’il y avait des amanites phalloïdes dans l’autre sac…
Crédit photo : DR
Manif aux États-Unis contre les médicaments trop chers
Vendredi 7 octobre 2022
Hier, à Washington (États-Unis), des manifestants se sont réunis devant le ministère de la Santé. Leur revendication : faire baisser le prix – trop souvent exorbitant - des médicaments vendus sur ordonnance. « Aux États-Unis, ces médicaments sont vendus plus de 2,5 fois plus cher qu'ailleurs », « un Américain sur quatre déclare qu'il n'a pas pu payer ses médicaments », déplore ainsi Make meds affordable, l'organisation à l’origine de la manifestation. L’association cite en exemple six médicaments essentiels pour la survie des patients, dont le prix est faramineux. Un traitement du cancer de la prostate - Xtandi (enzalutamide) -, contre le Covid - Paxlovid (nirmatrelvir et ritonavir) -, en prévention du VIH - Descovy (ténofovir alafénamide et emtricitabine) -, contre l'hépatite C - Epclusa (sofosbuvir/velpatasvir) -, un antiasthmatique - Symbicort (budésonide/formotérol) - et l'insuline. Les manifestants exhortent le gouvernement à mettre fin aux monopoles des brevets. D’autant que, dans la loi fédérale, il existe des moyens de faire baisser les prix et d'augmenter l'offre abordable. Notamment en ayant recours aux « brevets gouvernementaux », le pays peut autoriser la concurrence générique en échange d'une compensation raisonnable. Il n’y a plus qu’à se lancer…
Crédit photo : AFP
Le masque obligatoire fait-il son retour ?
Vendredi 30 septembre 2022
Le 24 septembre, c’est un graffiti au pochoir indiquant « Port du masque obligatoire » que Joël Saget, photographe, a découvert sur un trottoir de Manosque, commune des Alpes-de-Haute-Provence. Est-ce la prémonition d’un retour en force du masque, alors que la 8e vague de Covid a démarré ? Pour Brigitte Autran, la toute nouvelle présidente du Comité de veille et d’anticipation des risques sanitaires interrogée sur « France Info », s'il n’y a pas de raison de s’inquiéter, « la 8e vague est bien réelle. Il faut recommencer à porter les masques dans les transports en commun, et dans tous les endroits peuplés », a-t-elle estimé. Elle cite en exemple « les populations asiatiques qui portent des masques depuis très longtemps dès qu’elles ont un rhume ou dès qu’une personne de leur famille en a un. Je crois que cela doit devenir un geste civique ». Rien d'obligatoire, donc.
Crédit photo : AFP
Le poulet au sirop antitussif, un défi Tik Toké
Vendredi 23 septembre 2022
« Sleepy chicken » : tel est le nom du dernier défi en vogue sur TikTok aux États-Unis. Il consiste à faire cuire des blancs de poulet dans du Nyquil, un sirop antitussif à base de paracétamol, dextrométhorphane et doxylamine… Une pratique aussi farfelue que dangereuse, prévient l’agence américaine du médicament (FDA) dans un avis du 15 septembre. « Faire bouillir un médicament peut augmenter sa concentration et changer ses propriétés » et « même si vous ne mangez pas le poulet, l’inhalation des vapeurs du médicament pendant la cuisson peut entraîner la pénétration de niveaux élevés de médicaments dans votre organisme », a-t-elle alerté. La FDA a également ajouté que cette recette pouvait endommager les poumons.
Ce n’est pas la première fois que la FDA met en garde contre des défis impliquant des médicaments et publiés sur TikTok. Notamment celui qui consiste à prendre une forte dose Bénadryl, un antihistaminique (diphénhydramine), dans le but de provoquer des hallucinations. Une pratique qui a conduit à l’hospitalisation, même au décès d'adolescents.
Avec... et sans crème solaire !
Vendredi 16 septembre 2022
Cette photo, issue du très sérieux « Journal de l'Académie européenne de dermatologie et de vénérologie » est vite devenue virale sur les réseaux sociaux. C'est la photo d'une femme âgée de 92 ans qui a appliqué une protection solaire sur son visage, mais pas sur son cou, pendant 40 ans. Le résultat est saisissant… au point de convaincre le grand public d'adopter les bonnes mesures face aux risques solaires. Une attitude qu'il importe de respecter, car plus de 80 % des cancers de la peau seraient liés à une exposition excessive au soleil, selon les données de Santé publique France.
Crédit photo : JEADV
Une publicité renversante
Vendredi 9 septembre 2022
« La pharmacie du Dr Sailer est toujours là pour vous »… Et même dans la cour de ce hard discounter de Tübingen, rapporte l’agence de presse allemande DPA, après que cet autobus vantant les atouts d’une pharmacie de la région a terminé sa course sur le parking du magasin, suite à une collision avec une voiture sur la route passant juste à côté. Trois personnes au moins, dont le chauffeur, ont été blessées dans l’accident survenu fin août, donnant grâce à cette publicité choc… une notoriété inattendue à l’officine et à son titulaire, le Dr Sailer, toujours prêt dans toutes les situations !
Crédit photo : DR/texte DDB
Un distributeur automatique de naloxone
Vendredi 2 septembre 2022
C’est un distributeur automatique d’un tout nouveau genre qui a été installé aux États-Unis à Wheaton, chef-lieu du comté de DuPage, situé à 40 km de Chicago. La machine ne délivre pas de café ni des confiseries, mais… du Narcan, un spray nasal de naloxone indiqué en traitement d’urgence des surdosages aux opioïdes. Chaque boîte contient deux doses, et c'est gratuit.
Le distributeur automatique de Narcan spray a été installé le 31 août à l’occasion de la Journée internationale de sensibilisation aux overdoses, à l'intérieur d’un centre communautaire qui propose également une prise en charge de la toxicomanie. Une installation qui se justifie par un contexte inquiétant, à savoir une forte augmentation d’overdoses aux États-Unis. Selon les autorités sanitaires, plus de 107 000 personnes sont mortes d'overdoses dans le pays l'année dernière, soit une hausse de 15 %. Chicago et ses alentours sont particulièrement touchés.
Avec ce distributeur automatique, « nous voulons mettre le spray de naloxone à la disposition de tous ceux qui en ont entendu parler, a déclaré Mila Tsagalis, du département de la santé du comté de DuPage. Ils peuvent en garder une dose à la maison. » Sachant que « Narcan est la première étape du long voyage de rétablissement », a-t-elle ajouté.
Crédit photo : AFP
L'homme enceint, l'affiche qui fait polémique
Vendredi 26 août 2022
Le Planning familial a été vivement critiqué pour avoir utilisé, dans une campagne de communication, l'image d'un homme transgenre enceint. L'affiche en question, qui porte le slogan « Au Planning, les hommes aussi peuvent être enceints », arbore un dessin représentant un homme transgenre - c’est-à-dire né biologiquement femme et dont l'identité de genre est masculine - pendant sa grossesse.
Le message, qui n'est pas passé inaperçu, a été vivement critiqué sur les réseaux sociaux et par des politiques, notamment des voix de droite ou d'extrême droite. La députée RN Laure Lavalette a ainsi fustigé des « militants archi-subventionnés qui ne cherchent qu'à répandre leur idéologie grotesque et mensongère », tandis que Laurence Trochu (Reconquête !) a dénoncé les « doctrines » de l'association : « Nous n'en voulons pas », a-t-elle écrit sur Twitter, avec le hashtag #ProtegeonsNosEnfants.
Dénonçant des « dérives qui doivent cesser », le député (LR) Fabien Di Filippo a estimé de son côté que le Planning familial « s'éloigne de la science pour verser dans le militantisme idéologique le plus contestable ».
En revanche, la ministre déléguée chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, Isabelle Rome, lui a apporté le 22 août son soutien : « Ne laissons pas l'extrême droite attiser les haines en instrumentalisant une campagne de communication dont je peux comprendre qu'elle ne fasse pas consensus. »
En réponse aux diverses critiques, l'association dénonce une « attaque extrêmement violente » prenant « prétexte d’une affiche présentant une personne trans pour appeler à notre désubventionnement, pour questionner notre légitimité en tant qu’association de défense des droits des femmes et de lutte pour le droit à l’avortement ».
Le Planning familial rappelle qu’il « pratique un accueil inconditionnel des personnes, quelle que soit leur identité de genre » et que des personnes trans « demandent conseil pour la contraception, l’avortement, le suivi médical de leur transition ». L'association réfléchit à une éventuelle action en justice contre les « instigateurs de haine, qui sont parfois des élus de la République ».
Pasteur dans ses baskets
Vendredi 8 juillet 2022
Le bicentenaire de la naissance de Louis Pasteur (né le 27 décembre 1822) décline décidément un programme à la hauteur de l'hommage dû.
L'Institut Pasteur, qui porte avec fierté le nom de son fondateur, célèbre en 2022 l'homme et le scientifique, tout en faisant rayonner les valeurs qu'il a incarnées. Au programme de juillet, le sport et les arts se succéderont pour rendre hommage à l'homme illustre.
Le 9 juillet, la 8e étape du Tour de France 2022 partira en effet de Dole dans le Jura, où se trouve la maison natale de Louis Pasteur. Quant à l'exposition « Albert Edelfelt, Lumières de Finlande », au Petit Palais jusqu’à dimanche (dépêchez-vous !), elle consacre une section spécifique au portrait de Louis Pasteur, son œuvre la plus connue. Six œuvres issues du musée Pasteur dont cinq peintes par Albert Edelfelt seront également exposées. Un dernier point, vous n'y verrez pas cet original montage « Pasteur en baskets » qui est l'œuvre (très réussie) d'Anne Burlet-Parendel, du service de presse de l'Institut !
Lire aussi dans notre édition du 30 juin 2022 « Deux cent ans après sa naissance, Pasteur plus vivant que jamais » et le 7 avril « Au petit Palais et au musée Jacquemart-André : deux Finlandais, portraits et paysages »
Crédit photo : Montage photo Institut Pasteur/Anne Burlet-Parendel
Un ver marin doté d'une super-hémoglobine
Vendredi 1er juillet 2022
Voici Arenicola marina, le ver arénicole. Si on ne le voit pas souvent (car il préfère se cacher sous le sable), tout visiteur des plages de l'Atlantique et de la Manche a déjà aperçu les tortillons qu'il laisse derrière lui. Dire qu'il n'est pas tout jeune est un euphémisme : ce ver a quelque 450 millions d'années. Cela lui confère un organisme pour le moins résistant.
La créature sait en effet rester tapie sans oxygène, en attendant le retour de la marée haute, durant plusieurs heures. Et cela, c'est grâce à son hémoglobine, proche de l'hémoglobine humaine, mais plus performante, chaque molécule étant capable de fixer 40 fois plus d'oxygène que sa version humaine. Une qualité que la biotech Hemarina, basée à Morlaix, a su utiliser. En récupérant cette « super-hémoglobine », Hemarina fabrique un étonnant produit, baptisé Hemo2Life. En l'ajoutant au liquide de préservation des greffons, il est capable d'oxygéner les greffons, ce qui augmente les chances de réussite de la transplantation.
Car la transplantation est une étape difficile. « Il faut éviter que le greffon souffre et faire en sorte qu'il puisse redémarrer plus rapidement », explique Yannick Le Meur, néphrologue à l'hôpital de Brest. Une première étude a déjà donné des résultats encourageants. Elle montre une différence entre les reins qui avaient reçu la solution d'Hemarina, et ceux qui ne l'avaient pas reçue sur le temps que met le greffon à fonctionner après la greffe. Une deuxième étude est en cours sur 500 transplantés rénaux à travers la France. Avec 250 kg de vers, on peut fabriquer 3 kg d’Hemo2life. Sachant qu’on ajoute 1 g de solution au liquide de préservation du greffon, cela représente 3 000 transplantations potentielles qui seront facilitées, avec de meilleures chances de réussite.
Crédit photo : AFP
La plus grosse bactérie du monde
Vendredi 24 juin 2022
Dans le monde de l'infiniment petit, en voilà une qui se fait remarquer. Son nom ? Thiomargarita magnifica. Cette bactérie peut en effet se targuer de dimensions hors normes. Cinq mille fois plus grande que ses semblables et de structure bien plus complexe, elle a été découverte en Guadeloupe, selon une étude parue jeudi dans la revue « Science ». Thiomargarita magnifica, qui mesure jusqu'à deux centimètres, ressemble à un cil, explique Olivier Gros, professeur en biologie à l'université des Antilles, co-auteur de l'étude, qui assure qu'il peut attraper la méga-bactérie avec une pince à épiler. C'est dans la mangrove guadeloupéenne que le chercheur a observé le microbe pour la première fois, en 2009.
Il aura fallu plus de 10 ans pour réussir à rendre une image de la bactérie dans son ensemble, grâce à des « analyses de microscopie en trois dimensions, à plus fort grossissement ». Les images en 3D obtenues permettent enfin de prouver que tout le filament est bien une seule et même cellule. C.Q.F.D. Si cette image ne brille pas par ses qualités esthétiques, elle marque au moins les esprits par son caractère exceptionnel.
Crédit photo : Science
Un patchwork pour ne pas oublier
Vendredi 17 juin 2022
C’est pour ne pas oublier les victimes du Sida qu’aux États-Unis, le mémorial du Sida organise chaque année, depuis 1987, un patchwork réunissant des milliers de panneaux de tissu rendant hommage à ces disparus. L’œuvre était exposée cette semaine à San Francisco, avant de partir vers d'autres villes du pays.
Sur chaque couverture figure le nom de la victime, ses couleurs, ses passions, le tout confectionné avec des morceaux de tissu, des paillettes, des vêtements, cheveux ou bagues du défunt. On y a même trouvé des objets insolites, comme une boule de bowling ou un animal empaillé ! Une fois acceptés par le projet Patchwork, les panneaux sont doublés de toile et cousus par bloc de huit. Aujourd’hui, la tapisserie pèse 54 tonnes et comprend près de 50 000 panneaux. Elle est considérée comme le plus grand projet artistique communautaire.
Mais d’où vient cette idée originale ? Tout a commencé en 1987 à San Francisco, à l’initiative de quelques proches de victimes du Sida. À cette époque, ces morts ne bénéficiaient pas de funérailles, en raison de la stigmatisation sociale de la maladie et du refus des pompes funèbres et cimetières de s'occuper des corps des défunts. Certains proches ont alors eu l’idée de confectionner un patchwork en souvenir des disparus. Aujourd’hui, c’est aux yeux de tous les Américains que ces milliers d’œuvres sont exposées.
Crédit photo : AFP
Un chat dans la manche
Vendredi 10 juin 2022
À Shanghai, le dépistage du Covid est loin de faiblir, et ce 10 juin, la moitié de ses 25 millions d’habitants se préparent à un nouveau dépistage général. Dans plusieurs zones, les résidents seront confinés chez eux jusqu'à ce que l'intégralité des échantillons soit prélevée. Toutefois, la mesure de confinement ne semble pas concerner les félins. En effet, on peut voir sur cette photo qu’un petit chat a quitté son domicile, pour assister sa propriétaire dans la réalisation de dépistages. Ce chat pointe sa truffe hors de la manche de la combinaison de protection de l’agent de santé qui prélève des échantillons pour dépistage du Covid, auprès des résidents de Jing'a, l’un des 7 districts de Shanghai concerné par le dépistage généralisé.
La raison de cette étonnante présence animalière ? La propriétaire a déclaré que son chat l'accompagnait au travail, car à son domicile, il n’y a personne pour s’occuper de lui pendant ses longues heures de travail.
Crédit photo : AFP
终于免费了!(Enfin libre !)
Vendredi 3 juin 2022
Après deux mois de confinement les habitants de la mégapole chinoise Shanghai goûtent aux joies d'une liberté retrouvée. Ce mercredi 1er juin, les plus importantes restrictions anti-Covid-19 imposées à ses 25 millions d'habitants ont en effet été levées. Un pas supplémentaire vers une levée du confinement qui exaspère la population et étrangle l'économie. Jusqu’à présent, la population ne pouvait généralement sortir, au mieux, que pour quelques heures par jour, et à condition d'être dans un quartier sans aucun cas de Covid. Désormais, les Shanghaïens reprennent le chemin du travail, le métro et les transports en commun fonctionnent à nouveau et les commerces réouvrent. Les autorités ont toutefois averti que le retour à la normale n'était pas pour tout de suite. Centres commerciaux, supérettes, pharmacies et salon de beauté ne peuvent fonctionner qu'à 75 % de leur capacité. Les salles de sport et cinémas resteront fermés et la réouverture des établissements scolaires se fera au cas par cas. Le confinement de Shanghai aura été le deuxième plus long en Chine depuis le début de la pandémie, après celui de Wuhan (centre), première ville au monde touchée par le Covid-19, qui avait duré 76 jours.
Crédit photo : AFP
Une inauguration transformée par Chabal !
VENDREDI 27 MAI
À Savigneux, dans la Loire, la pharmacie de Guillaume Passel et Pierre Tari a reçu une visite remarquée ! Celle du rugbyman Sébastien Chabal. Il faut dire que l'événement était attendu depuis plus d'un an. En 2018, alors que les deux titulaires apprenaient la création d'une maison de santé à proximité immédiate de leur officine, décision est prise d'agrandir leurs locaux afin de donner un nouveau souffle à l'entreprise. Plus de place, un référencement élargi, de nouveaux rayons et espaces… l'officine qui évolue sous la bannière Évolupharm doit faire peau neuve. Mais entre l'idée et la réalisation, un peu de temps se passe…
La semaine dernière, ils ont eu le plaisir d'inaugurer leur nouvelle pharmacie en présence du parrain des laboratoires Évolupharm, le rugbyman Sébastien Chabal, qui s'est aussi gentiment prêté à une séance de dédicace pour les enfants du club de rugby de Montbrison.
Crédit photo : DR
En Corée du Nord, Kim Jong-un s’improvise inspecteur en pharmacie
Vendredi 20 mai 2022
Muni d’un double masque, le dirigeant Nord Coréen Kim Jong-un est venu inspecter une pharmacie de la capitale, Pyongyang, alors qu’une épidémie de Covid flambe dans le pays. Une visite qui n’a rien d’une visite de courtoisie : le chef suprême s’est plaint des pharmaciens, les rendant en partie responsables de la propagation de l’épidémie : « Ils n'ont pas retroussé leurs manches et n'ont pas évalué correctement la crise actuelle », a-t-il déploré, selon l'agence d'information officielle du pays, KCNA. Au 17 mai, 1,72 million de cas et 63 décès étaient recensés en Corée du Nord.
Depuis que le pays a annoncé son premier cas de Covid le 12 mai, le dirigeant a pris personnellement en main la lutte contre l'épidémie. Il a ordonné un confinement national, sa population n'étant pas vaccinée, et a « déployé l'armée en urgence dans toutes les pharmacies de Pyongyang pour fournir des médicaments dans le cadre d'un service proposé 24 heures/24 », a déclaré KCNA.
Mais quels médicaments ? Selon les experts, le pays ne dispose d'aucun traitement contre le Covid-19 et n'a pas les capacités pour tester massivement sa population. Néanmoins, il a pu mettre à disposition des antipyrétiques et des thermomètres, dont la production a été intensifiée face à l’état d’urgence, ont indiqué le 19 mai les médias d'État. De plus, trois avions-cargos nord-coréens ont été envoyés en Chine, à Shenyang, pour recevoir des fournitures médicales, a rapporté l'agence sud-coréenne Yonhap.
Crédit photo : AFP
Bain de soleil sans Covid
Vendredi 13 mai 2022
À Lima, durant la pandémie de Covid, les habitants avaient encore accès à la plage, mais pas n’importe comment : chacun disposait d’un espace de sable délimité par des bandes et des poteaux, pour éviter de se contaminer. Si le bain de soleil était autorisé, ce n’était pas le cas du bain de foule !
Rappelons que Lima est la capitale qui affiche la mortalité due au Covid-19 la plus élevée au monde par rapport à sa population. Quant au Pérou, cela fait plus de deux ans que le pays est en état d’urgence sanitaire, avec obligation de porter un masque, voire un double masque, en extérieur comme en intérieur.
Mais désormais, certains Péruviens peuvent souffler, tout du moins en plein air. En effet, depuis le 1er mai 2022, les régions dont au moins 80 % de la population de plus de 60 ans a reçu trois doses de vaccin (et celle de plus de 12 ans, 2 doses) pourront lever l'obligation de port du masque dans les espaces publics en extérieur : sur les plages, dans les parcs ou sur les terrasses des cafés… Cinq régions sont concernées, dont la métropole et les provinces de Lima. Pour le reste du pays, l'utilisation d'un double masque ou d'un masque, en extérieur comme en intérieur, reste obligatoire.
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Une équipe officinale qui joue le jeu
Vendredi 6 mai 2022
Un maillot de l’équipe de foot de l’OGC Nice, c’est le cadeau qu’a offert à ses salariés David Hubert, titulaire de la pharmacie de la Lanterne à Nice. Et ce pour soutenir l’équipe de foot de la ville, qui jouera la finale de la coupe de France demain, samedi 7 mai, au stade de France, contre le FC Nantes.
Après avoir revêtu leur maillot de l’OGC, l'équipe officinale a alors posé pour une série de photos, qui ont été publiées sur les réseaux sociaux de l’officine, Facebook et Instagram.
Outre un encouragement aux Aiglons - le nom des joueurs d’OGC Nice - David Hubert a voulu souligner, par ce geste, l’importance de l’esprit d’équipe, présent dans le football comme au sein des officines. Il a voulu enfin apporter un peu de bonne humeur après la pandémie de Covid. « Nous avons vacciné, réalisé 4 000 tests par mois, délivré les ordonnances, organisé les files d’attente devant la pharmacie… Alors aujourd’hui, en offrant des maillots à mon équipe, j’ai voulu mettre un peu de légèreté, de joie de vivre dans notre quotidien », explique-t-il. En espérant que leur soutien apportera chance et succès à l'OGC Nice, qui part favorite pour cette finale. « Nous, on aura joué le jeu ! », sourit David Hubert.
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Une voix de France Inter pour sauver la pharmacie
VENDREDI 29 avril 2022
Aux auditeurs réguliers de France Inter, son nom et surtout sa voix, diront quelque chose. Depuis plus de 15 ans, Philippe Bertrand est un peu la voix du monde rural. Son émission « Carnets de Campagne » est suivie par près de 1,5 million d’auditeurs. Alors quand son village d’Aignay-le-Duc est en passe de perdre sa pharmacie, c’est naturellement qu’il se mobilise. Ce petit village de la Côte-d'Or, le journaliste y a passé les 20 premières années de sa vie. Depuis quinze ans, il y revient, comme pour se replonger dans le bain de l'enfance.
Aujourd'hui, Philippe Bertrand mise modestement sur sa notoriété pour s'engager dans un nouveau combat : sauver la pharmacie de son village.
Madame Mayeux, la pharmacienne de la commune, doit en effet prendre sa retraite. Mais y aura-t-il un repreneur ? Rien de moins sûr.
« Les personnes qui viennent bénéficier des conseils de notre pharmacienne consomment localement. C’est tout un écosystème qui sera fragilisé si l’un de ses acteurs devait baisser le rideau. », témoigne Philippe Bertrand sur le site comm'une-opportunite.fr. « Si pour acheter son Doliprane il faut aller en ville, il est à parier que les consommateurs grouperont leurs consommations. Et c’est bien toutes les activités du village qui seront mises en difficulté. Y compris la Maison de Santé Pluridisciplinaire », augure-t-il…
Bref, pour conserver son autonomie au village d'Aignay-le-Duc, Philippe Bertrand en est convaincu : il lui faut une pharmacie. « Si j’avais une baguette magique, je voudrais qu’un couple pharmacien/médecin avec beaucoup d’enfants me lise, ait un coup de cœur pour notre belle commune et nous contacte via notre annonce sur Comm’une opportunité. Nous les accueillerons comme il se doit, j’en fais le serment. » A bon auditeur...
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Hôpital sur rails
Vendredi 22 avril 2022
C'est une coopération atypique entre Médecins sans frontières (MSF), les chemins de fer ukrainiens et le ministère de la Santé. L'association humanitaire, l'entreprise et le ministère se sont mis d'accord pour organiser des rapatriements d'Ukrainiens à bord de trains médicaux. Sur la photo, celui-ci transporte 48 patients provenant d'hôpitaux proches de la ligne de front dans l'est du pays touché par la guerre, pour les acheminer vers les hôpitaux de l'ouest du pays, moins débordés. Ils comprennent certains patients âgés des établissements de soins de longue durée, mais aussi une majorité de patients blessés.
À l’intérieur, tout a été pensé pour accueillir les patients. Ce sont les employés du réseau ferroviaire ukrainien qui ont réalisé les changements : les couchettes de cet ancien train de nuit sont devenues des lits d’hôpital, les crochets à manteau servent à suspendre des sacs de perfusion, et un générateur a été installé au bout du wagon afin de garantir l’alimentation en électricité.
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Camouflage thérapeutique
Vendredi 15 avril 2022
Au Brésil, Dulcineia Soares a perdu à l'âge de 6 ans une phalange de son majeur de la main gauche dans une broyeuse de canne à sucre. Soixante ans plus tard, Augusto Molinari a tatoué sur son doigt mutilé un dessin qui simule un ongle. Le résultat est bluffant. « Pourquoi je n'y ai pas pensé avant ? », s'interroge cette musicienne, qui porte un tout autre regard sur ses doigts en pianotant sur les touches de son clavier. Son tatouage a été réalisé gratuitement, dans le cadre du projet We are Diamonds, créé par l’artiste Karlla Mendes. Son objectif : masquer, avec des tatouages, les cicatrices de femmes victimes de maladies, d'accidents ou de violence conjugale. Certaines n’ont perdu qu’une phalange, comme Dulcineia, d’autres ont des cicatrices sur la poitrine, après un cancer du sein, sur le visage ou le corps, après un accident domestique ou des violences conjugales.
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La pharmacie en peinture
Vendredi 8 avril 2022
L’univers de la pharmacie sera à l’honneur le 9 avril 2022, à Vaux-Le Pénil (Seine-et-Marne), à l’occasion de la vente aux enchères d’un ensemble d’huiles sur toile peintes par Lucien Jonas (1880-1947) et Jean Duroeulx (1898-1967). Les enchères se dérouleront également en ligne sur « Interenchères ». Lucien Jonas et Jean Duroeulx sont deux artistes du début du XXe siècle originaires de la banlieue de Valenciennes. En 1941, Lucien Jonas a mis à l’honneur l’univers de la pharmacie dans lequel son fils évolue. Quant à Jean Duroeulx, moins connu, il fait également évoluer son art dans l’univers médical. Les peintures sont estimées entre 60 et 500 euros.
Crédit photo : Interenchères
Pharmacienne à Kharkiv
Vendredi 1er avril 2022
Pour rappeler au monde la brutalité des bombardements russes sur des populations civiles, le ministère ukrainien de la Santé met en ligne, sur une page Facebook, des photos de professionnels de santé blessés lors de ces attaques : parmi eux, la pharmacienne responsable d’une officine de Kharkiv, bombardée il y a quelques jours, a été gravement blessée au visage par de nombreux éclats.
Nina Oleksandrivna Zhuk aura besoin de plusieurs opérations et d’une longue réadaptation avant de pouvoir reprendre une vie normale, explique cette page, qui présente aussi l’une de ses consœurs, sévèrement atteinte lors du même bombardement, ainsi que leurs portraits à la veille de la guerre. Ces deux officinales ne sont pas les seules à avoir subi dans leur chair la violence du conflit. Le 17 mars, poursuit le ministère, deux employées d’une officine et une cliente ont été tuées lors du bombardement d’une pharmacie à Kosacha Lopan, dans la même région. Le ministère rend hommage aux pharmacies qui, malgré les risques, refusent de fermer pour aider leurs patients dans ces heures dramatiques. Selon l’OMS, 64 structures de santé ont été bombardées depuis le début du conflit, tuant une quinzaine de professionnels et de nombreux patients.
Crédit photo : DR
Arts plastiques
Vendredi 25 mars 2022
Il ne s’agit pas d’une visite d’une déchetterie de bouteilles en plastique, mais d’une installation artistique qui se situe à Malang, sur l’île de Java en Indonésie. Cette œuvre temporaire a été réalisée dans le cadre de la Journée mondiale de l’eau. Cette journée a été mise en place par les Nations Unies en 1993 et se tient le 22 mars de chaque année. Elle célèbre l'eau et rappelle que 2 milliards de personnes qui vivent actuellement sans accès à l'eau potable. La journée met en lumière les initiatives visant à protéger les sources d'eau et améliorer l'accès à l'eau pour les communautés pauvres. Avec un objectif : de l’eau et un assainissement pour tous en 2030…
Ouverture de la chasse aux vers
Vendredi 18 mars
Tous les ans, en Inde, se tient une journée nationale un peu particulière : celle de la vermifugation. Ainsi, chaque 10 février, tous les enfants de 1 à 19 ans prennent un traitement antiparasitaire à l’école. Pourquoi ? Car en Inde, on estime qu'au moins 250 millions d'enfants sont à risque d'infections par les vers. Or chez eux, les parasites intestinaux peuvent entraîner une anémie, une malnutrition, affecter le développement mental et avoir un impact négatif sur la fréquentation scolaire. Afin de résoudre ce problème, le gouvernement indien a donc lancé, en 2015, cette journée de chasse aux vers, qui concerne aujourd’hui les 36 États indiens.
Le médicament administré est l’albendazole comprimé 400 mg, commercialisé en France sous le nom de Zentel. C’est un antihelminthique imidazolé qui permet, en une prise, d’éliminer les oxyures, ascaris, ankylostomes et trichocéphales. Il est moins actif sur l'anguillule, qui réclame un traitement de trois jours. De par cette action sur de nombreux vers, ainsi que sur leurs œufs et larves, l'albendazole a donc une place de premier plan en médecine de masse dans les régions où un polyparasitisme a été prouvé.
Crédit photo : AFP
Des pharmacies détruites en Ukraine
Vendredi 11 mars 2022
À Dnipro, Mykolaïv, Loutsk, Ivano-Frankivsk… Aux quatre coins de l’Ukraine, les bombardements aériens russes frappent au hasard, détruisant des zones résidentielles, des maternités, des hôpitaux. Et des pharmacies aussi, comme en témoigne l’Ordre national des pharmaciens d’Ukraine, en publiant des photos d'officines frappées de plein fouet. Certaines ont totalement disparu, comme sur notre photo, d’autres sont lourdement endommagées. « En montrant ces images de ce qu’il est advenu de nos pharmacies, nous voulons vous montrer l’ampleur des crimes contre l'humanité des soldats russes » , écrit le président de l’Ordre, Oleg Klimov.
De plus, beaucoup de pharmacies ont dû fermer faute de personnel. Celles qui le peuvent restent ouvertes, malgré les pénuries de médicaments, ces derniers ne pouvant pas être livrés en raison des attaques sur les véhicules se déplaçant vers les villes et les villages. Ces officines continuent de remplir leur mission et assurent les premiers soins sur le terrain. « Nous travaillons en blouse blanche. Mais désormais, nous portons un gilet pare-balles par-dessus », rapporte l’Ordre, qui appelle à l’aide les pharmaciens du monde entier.
Crédit photo : All-Ukrainian Pharmaceutical Chamber
Fresque surprise des montagnes
Vendredi 4 mars 2022
En mai 2021, les habitants de Louvie-Juzon (Pyrénées-Atlantiques) ont assisté à la création d’une fresque géante sur le mur de la pharmacie du village. « Nous l’avons découverte en même temps que tout le monde, explique Christelle Soubielle Fourie, la titulaire. Nous n’avons pas été consultés auparavant, car les murs de l’officine appartiennent à la mairie. »
En effet, la mairie de Louvie-Juzon a souhaité proposer à deux artistes régionaux de réaliser une fresque pour habiller l’immense mur aveugle de la pharmacie. Et si la pharmacienne n’a pas eu son mot à dire, aucun thème n’a été imposé aux artistes. Leur idée : illustrer par l’image un texte écrit à partir de témoignages d'habitants qui se trouve au pied de la fresque et se conclut par : « Nous sommes tous des enfants de la Vallée ».
Surprise
Mais là où chacun imaginait un berger, un fromage ou un paysage de montagne typique de la vallée d’Ossau, les artistes ont choisi le portrait d’une jeune fille d’une douzaine d’années, assise sur un escalier, en train de caresser un petit chien…
Achevée en 7 jours, la fresque a aussitôt fait jaser. Malgré le talent pictural des graffeurs, les 1 042 habitants du village n’ont pas tous apprécié. Beaucoup sont restés dubitatifs, comme la pharmacienne : « Nous nous attendions à une image de troupeau ou une représentation de nos montagnes… explique-t-elle. Nous avons, nous aussi, été surpris. Au début, les clients nous en parlaient beaucoup et puis cela s’est estompé. »
La fresque est doucement entrée dans les mœurs et le quotidien du village, n’étonnant plus que les touristes qui la découvrent, surplombant de son gigantisme une petite officine de montagne.
Crédit photo : P.Jayat
Une usine en kit
Vendredi 18 février 2022
BioNTainer n'est pas un container comme les autres. Car derrière ses cloisons blanches se cache… une unité de production mobile de vaccin à ARN messager ! Elle sera envoyée en Afrique cette année pour y fabriquer sur place le vaccin anti-Covid.
À l’origine du projet, le Laboratoire allemand BioNTech, pionnier dans la technologie de l'ARN messager, qui a ainsi conçu - au total - deux modules de douze containers, l'un pour la fabrication de l'ARNm et l'autre pour finaliser le sérum de vaccin, qui doit ensuite être mis en flacons ailleurs. Le principal défi était de savoir si « nous arriverions à rendre le processus de fabrication compact au point de le faire rentrer dans un container », explique Ugur Sahin, PDG et cofondateur de BioNTech. Un pari réussi.
L'usine en kit sera envoyée au Rwanda ou au Sénégal, peut-être dans les deux pays, au deuxième trimestre 2022 et les premières doses de vaccin devraient être disponibles 12 mois plus tard. Soit bien moins longtemps que celui nécessaire à l'ouverture d'une usine conventionnelle de ce type, qui prend actuellement trois ans.
L'objectif est de transférer les compétences technologiques. « Des employés de BioNTech y travailleront au début mais doivent former des spécialistes locaux afin de transmettre l'usine à moyen ou long terme », avance BioNTech. Paul Kagame, président du Rwanda présent lors de la présentation de BioNTainer, a salué cette initiative qui « ouvre une nouvelle perspective pour l'équité mondiale de la vaccination ». Sachant que l'Afrique est le continent le moins vacciné, avec seulement 12 % des Africains ayant reçu un schéma vaccinal complet.
Les conteneurs pourront également servir à produire le vaccin de BioNTech contre le paludisme, également basé sur l'ARNm, si les essais cliniques qui doivent débuter cette année aboutissent à son autorisation.
Crédit photo : BioNtech
Match masqué
Vendredi 11 février 2022
Dans la bulle sanitaire des Jeux olympiques de Pékin, tout le monde doit porter un masque, à tout moment… sauf lors des compétitions. Alors pourquoi le 7 février, lors du tournoi féminin de hockey sur glace, les joueuses du Canada et de la Russie portaient des masques FFP2 ? La raison est sanitaire, bien sûr. Comme avant tout match, les athlètes ont dû réaliser un test PCR. Or les joueuses russes n’avaient pas encore reçu les résultats de leurs tests matinaux au moment du coup d’envoi. La faute au laboratoire d’analyses chinois qui a accusé du retard. Mais sans test, pas de match. La rencontre est alors mise entre parenthèses, dans l’attente du précieux sésame… qui ne vient toujours pas. Au bout d’une heure, ce sont les joueuses qui, d’un commun accord, décident de jouer masquées. Une mesure inédite, introuvable dans les protocoles du Comité international olympique, à laquelle les deux formations ont consenti pour dénouer l'inextricable situation.
Crédit photo : AFP
Une pharmacienne hallucinante
Vendredi 4 février 2022
Prozac, Oxycontin, Kétamine, GHB, LSD, gaz hilarant… C’est une drôle de pharmacienne robot qui parle de drogues - légales ou pas - à celui qui ose entrer dans cette pharmacie installée dans un petit bâtiment en béton aux allures de toilettes publiques, sur une place de Strasbourg, du 21 au 29 janvier… Rassurez-vous, aucune dispensation là-dedans. En réalité, il s’agit d’une œuvre, appelée Happiness, réalisée par le néerlandais Dries Verhoeven. Cette pharmacie clandestine est arrivée à Strasbourg dans le cadre d’un événement organisé par le théâtre du Maillon, intitulé Paranoid Androids, qui fait la part belle aux nouvelles technologies au travers de spectacles, rencontres, ateliers ou installations… comme Happiness.
La pharmacienne humanoïde explique en détail comment utiliser chaque drogue et quel est l’effet obtenu avec. Des substances « qui aident à ajuster les niveaux de sérotonine et de dopamine dans notre cerveau, et ainsi à déterminer notre humeur », indique candidement le site de l’artiste, ajoutant que : « L’œuvre explore la zone où l’humain et l’artificiel se confondent. Où, aidés par des substances synthétiques, nous pouvons redevenir plus qu’humains. Ou échapper complètement à notre état humain, pendant un certain temps. » On est plus proche du conseil du consommateur de drogue que de celui du pharmacien.
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Des Jeux olympiques sous cloche
Vendredi 28 janvier 2022
C’est un employé de l’aéroport international de Pékin, en combinaison sanitaire intégrale, qui passe devant une affiche du panda géant Bing Dwen Dwen, mascotte des Jeux olympiques d’hiver, qui se dérouleront du 4 au 20 février à Pékin. Un panda qui souffle dans une langue de belle-mère. Pour se moquer du Covid ? Pas vraiment, car à Pékin on ne rigole pas avec l’épidémie. La capitale a adopté une stratégie zéro Covid très stricte, tant pour les athlètes que pour la population locale. Ainsi, une bulle sanitaire anti-Covid a été mise en place autour des 3 sites des Jeux olympiques. Les athlètes resteront confinés dans ces bulles, qui n’accueilleront aucun spectateur. À l’intérieur des bulles où les entraînements ont commencé, les règles sont très strictes : port du masque obligatoire, prise de température et test PCR quotidiens. Déjà une centaine de cas positifs y ont été détectés. Pour se rendre dans une autre bulle, les participants circulent en train dans des wagons séparés du reste de la population, ou en voiture, sur des voies « spécial Jeux olympiques »… sur lesquelles, en cas d’accident, il est demandé à la population de ne pas intervenir et d’attendre la venue d’équipes spécialisées. L’objectif étant de n’avoir aucun contact entre la population et ces étrangers à fort risque de contamination. Dans la capitale, la politique zéro covid est également de mise, alors qu’on dénombre 80 cas de Covid. Les autorités testent la population en masse, des confinements localisés sont mis en place. Tout doit être sous contrôle avant le coup d’envoi des JO le 4 février.
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Un public qui cartonne
Vendredi 21 janvier 2022
C’est un public bien sage et haut en couleur qui accompagne les athlètes participant à l’ultime étape de la coupe du monde de biathlon, à Antholz-Anterselva, en Italie, du 20 au 23 janvier 2022. En effet, en raison des restrictions dues à l’épidémie de Covid, les épreuves se déroulent à huis clos pour la deuxième année consécutive. Pour égayer la compétition, les enfants ont donc fabriqué, sur des cartons découpés, des personnages qui sont venus occuper les gradins. Un public qui n’aura malheureusement pas pu applaudir la performance du Russe Anton Babikov, qui a remporté l’individuel masculin de 20 kilomètres, avec un 20/20 au tir.
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Une exposition dans le ciel
Vendredi 14 janvier
Dans l’avenue Paulista de São Paulo, au Brésil, il faut lever les yeux pour découvrir la nouvelle exposition de Siron Franco, baptisée « Renaissance ». Car c’est à six mètres du sol, au milieu de la rue, que l’artiste a installé 365 mannequins suspendus à des câbles métalliques. L’impression qui se dégage de l’œuvre est celle une foule qui flotte dans les airs, dont les vêtements colorés, les robes des femmes, les capuches de certains, laissent des ombres sur le bitume, et donnent l’impression d’une fête dans le ciel. Une triste fête, puisque ces mannequins symbolisent les victimes du Covid. En même temps, elle a pour objectif de « générer une réflexion sur la distanciation sociale, l'importance du contact physique et la célébration de la vie », déclare Siron Franco.
Enfin, l’exposition se veut résolument militante, pour l’intégration des peuples et la défense de l'égalité et des droits de tous. Sur les vêtements, la phrase « Viva a Diferença, Viva a Humanidade, Viva a América Latina ! » sera imprimée pour renforcer ce dernier message.
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Quand le Covid part en fumée
Vendredi 7 janvier 2022
Et si on pouvait brûler le variant Omicron du Covid pour le faire disparaître à tout jamais ? Au Nicaragua, c’est ce qu’a tenté de faire cette femme en inscrivant le mot « Omicron » sur une poupée destinée à être brûlée le 31 décembre, tradition d’Amérique du Sud oblige.
En effet, dans une vingtaine de pays d’Amérique du Sud, dont le Nicaragua, on confectionne ces grandes poupées en chiffons, en bois, en papier journal, en papier mâché que l’on appelle « años viejos » (vieilles années). Ces marionnettes garnies de feux d’artifice sont placées devant la porte du domicile ou dans la rue. Elles sont symboliquement brûlées à minuit le 31 décembre, pour se débarrasser des vieux démons de l’année précédente et bien commencer la nouvelle année.
Souvent, elles font référence à des politiciens ou des images de la culture populaire. L’effigie de Donald Trump a d’ailleurs été honorée de cette distinction pour un réveillon ! Mais cette année, c’est le Covid version Omicron qui a été mis sous les feux de la rampe. En espérant que ce sacrifice permettra de se débarrasser, toujours selon la tradition andine, du mauvais sort.
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