Les produits-conseil

Publié le 26/02/2021

Les laits classiquesLes laits 1er et 2e âge (ou préparations de suite), répondent aux besoins de nourrissons lors de leur première année. Les laits de croissance sont donnés entre 12 et 36 mois. Dans leur composition sont retrouvées les protéines du lait : la caséine, insoluble et ralentissant la vidange gastrique, et les protéines du lactosérum hydrosolubles. Les glucides, sources d’énergie pour le nourrisson, sont essentiellement le lactose et les maltodextrines. Les lipides correspondent aux acides gras poly-insaturés (acide linoléique et acide alpha-linolénique), aux acides gras saturés et aux acides gras mono-insaturés. Les acides gras polyinsaturés à chaîne longue (ARA et DHA) sont incorporés à la formule par l’ajout d’huile de poisson (DHA), d’huile de Mortierella Alpina (ARA) ou l’huile de Crypthecodinium conii (DHA). Le DHA est essentiel pour favoriser le développement normal de la vision et du cerveau chez les nourrissons de moins d’un an.Les vitamines retrouvées sont les vitamines A, B1, B2, B3, B5, B6, B9, B12, C, D, E, K1. La composition comprend également des minéraux : sodium, magnésium, calcium, fer, zinc, cuivre, potassium, manganèse, iode, chlore, sélénium et fluor.Peuvent aussi être incorporées des molécules nécessaires à la transmission neuronale (taurine, choline, inositol), au métabolisme énergétique (carnitine) et au développement du système immunitaire et digestif (nucléotides). La présence de fibres hydrosolubles (FOS, GOS) favorise le transit et l’équilibre du microbiote intestinal encore immature du nourrisson. Elles peuvent être associées à des souches de probiotiques, participant à la colonisation du tube digestif et à la stimulation des défenses.Les laits spécifiquesEn cas de coliques peut être proposé un lait anti-coliques contenant moins de lactose. Chez le nourrisson de moins de 3 mois, la lactase se retrouve en quantité insuffisante pour dégrader totalement le lactose alors transformé en acide lactique responsable des symptômes digestifs. Si le bébé est constipé, des laits spécifiques contenant des taux plus élevés en lactose, en fibres, en magnésium et avec des probiotiques peuvent être conseillés.Les laits anti-régurgitations sont classés comme des aliments diététiques destinés à des fins médicales spéciales et ne sont retrouvés qu’en pharmacie. Indiqués en cas de régurgitations importantes, ils agissent en évitant la remontée du lait par l’ajout d’épaississants tels que l’amidon et/ou la caroube. Ils permettent également d’accélérer la vidange gastrique grâce à un taux plus élevé en protéines solubles qu’en caséine, par l’ajout de probiotiques ou une teneur plus élevée en lactose. Le pharmacien préviendra que la présence de caroube dans ce type de laits peut provoquer un transit accéléré, des diarrhées et des douleurs abdominales.Les laits épaissis, composés seulement d’amidon, seront réservés qu’aux petites régurgitations afin d’améliorer le confort digestif du nourrisson. Pour les petits gloutons, les laits à effet satiété peuvent être un moyen de caler leur appétit grâce à leur teneur plus élevée en protéines, avec un taux de caséine augmenté, garantissant l’effet satiété.En cas d’épisode de diarrhée sévère, récidivante, chronique ou en cas de terrain fragile, les laits sans lactose peuvent être donnés chez les nourrissons de plus de 6 mois. Ils ne sont administrés que sur un temps court, en remplaçant les biberons de lait sur 5 jours avant de réintroduire progressivement les biberons de lait classique.Enfin, en cas de terrain familial d’allergie, les laits hypoallergéniques peuvent être instaurés dès la naissance ou en relais de l’allaitement maternel jusqu’à la diversification alimentaire. Leur composition comprend des protéines de lait de vache (lactosérum et/ou caséine) ayant subi un traitement thermique, une hydrolyse et une ultrafiltration ainsi que l’ajout de probiotiques. Ils n’ont pas d’indication en cas d’APLV sévère.Les céréales infantiles Ces compléments alimentaires peuvent être donnés au moment de la diversification alimentaire, de préférence pendant la fenêtre de tolérance des 4-6 mois. L’offre est multiple, tant au choix des céréales (orge, riz, blé, avoine, millet…) qu’aux saveurs (neutre, chocolat, vanille). Elles sont introduites en 1, puis 2 ou 3 cuillères dans le biberon du soir grâce à leur effet satiété. Chez les enfants dont l’IMC tend à trop augmenter, elles seront arrêtées.Les petites aides contre les coliquesOutre le lait anti-colique, quelques produits peuvent être donnés chez les nourrissons atteints de coliques. La spécialité Calmosine digestion, donnée avant chaque repas, est composée de tilleul et de fenouil améliorant le confort digestif. Du côté des probiotiques, les souches de Lactobacillus reuteri et Bifidobacterium breve sont retrouvées dans plusieurs spécialités afin de réduire la durée de coliques. Enfin, en homéopathie, sont conseillées les souches Cuprum metallicum 5CH, Colocynthis 9CH et Magnesia phosphorica 5CH. Les granules doivent être dissous dans un peu d’eau avant la tétée ou le biberon. 


Source : lequotidiendupharmacien.fr