La réforme des retraites

L’extension du domaine de la lutte

Publié le 18/10/2010
Le lecteur ne nous en voudra pas de revenir, une fois encore, sur la crise engendrée par la réforme des régimes de retraite et par l’emprunt à Michel Houellebecq d’un de ses titres, parfaitement adapté à la situation. Le gouvernement demeure inflexible, mais, avec l’irruption dans le conflit des jeunes, des ouvriers des raffineries et des routiers, le chaos semble assuré pour la semaine qui commence et peut-être au-delà.

LA MAJORITÉ ne manque pas d’arguments : la colère des adolescents, dont beaucoup sont incapables d’articuler leur argumentation ou accumulent des contre-vérités (en restant au travail, les seniors ne privent pas les jeunes de leurs chances, c’est exactement le contraire, et l’expérience l’a prouvé), est absurde et même ridicule ; l’élargissement du mouvement aux raffineries et aux routiers correspond à un moyen nouveau et pervers inventé par la CGT pour faire plier le gouvernement, car la centrale de Bernard Thibault craint que grèves et manifestations ne s’enlisent sous l’effet de l’usure

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