Les chiffres de l’officine, vingt ans après  Abonné

Publié le 17/09/2015
Chiffre d’affaires, marge commerciale, rentabilité… Sur les deux dernières décennies, les ratios économiques des officines se sont lentement dégradés, au point de devenir aujourd’hui inquiétants et d’exiger des pharmaciens une gestion beaucoup plus rigoureuse. Le bilan de cette évolution avec Philippe Becker et Christian Nouvel, de Fiducial.
LE QUOTIDIEN DU PHARMACIEN. - Vous publiez depuis vingt ans votre étude économique et statistique sur l’officine française. Lorsque vous regardez les chiffres de l’année 1994 et ceux de 2014, quels sont, selon vous, les points principaux à retenir ?

PHILIPPE BECKER. - En 1994, nous étions à la veille du plan Juppé sur la maîtrise médicalisée des dépenses de santé, et la marge dégressive lissée s’appliquait depuis un peu plus de trois ans. Il faut aussi se rappeler que les remises « grossistes » venaient d’être plafonnées à 2,5 % du prix fabricant hors taxes.

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