Un arrêté paru au Journal officiel, le 3 novembre 2026, acte la création d'un programme de financement pour la vague 2 du Ségur numérique dédié notamment à l'interopérabilité des logiciels en officine. Les éditeurs doivent répondre à un certain nombre de critères pour que soient validées leurs solutions.
Dans la directe continuité du Ségur de la santé, mis en place en mai 2020 pour refonder le système de santé malmené par la crise Covid, le dispositif LGO Vague 2 du Couloir officine entend accompagner la modernisation des logiciels d’officine. L’arrêté paru au Journal officiel du 3 novembre acte, dans ce cadre, la création d’un programme de financement spécifique, attribués « aux opérateurs publics et privés du développement et de l'édition des services numériques en santé ». L’arbitrage et l’affectation de ces financements sont dévolus à l’Agence du numérique en santé, qui référence « les solutions logicielles conformes à des exigences techniques, fonctionnelles et ergonomiques minimales », précise le texte. Une convention est ensuite établie entre l’Agence et les éditeurs dont la solution répond aux critères fixés par les autorités.
Plus concrètement, cette deuxième vague consiste notamment à assurer l’interopérabilité entre les différentes messageries sécurisées, à développer des solutions pour prendre en charge l’ordonnance numérique, définie comme une priorité, ou encore faciliter la remontée des données épidémiologiques, rappelle l’Agence du numérique en santé. Mais elle doit également permettre de renforcer les usages numériques déjà mis en place par les pharmaciens, dont l’alimentation du dossier médical partagé ou l’envoi des TROD. Pour répondre aux attentes, les éditeurs doivent présenter des logiciels intégrant un certain nombre de fonctionnalités :
- la facturation Assurance Maladie via le système SESAM-Vitale, validé par le GIE SESAM-Vitale ;
- la compatibilité avec le Dossier Pharmaceutique (DP), validée par le Conseil national de l'Ordre des pharmaciens (CNOP) ;
- la gestion des prescriptions et de l'historique des délivrances de médicaments (ordonnancier) ;
- une base de données des médicaments et produits de santé ;
- et la gestion des stocks de médicaments.
Les éditeurs ont jusqu’à six mois après la date de publication du texte au Journal officiel pour déposer leur dossier administratif auprès de l’Agence du numérique en santé, et 15 mois pour ce qui concerne le dépôt du dossier complet comprenant les preuves de conformité.
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