Les diplomates sont de bons journalistes

On et off

Publié le 06/12/2010
Julian Assange, l’homme qui a publié sur Internet 250 000 messages confidentiels de la diplomatie américaine, est-il l’ultime journaliste de la planète ou un simple voleur de documents ? Le retentissement des fuites de WikiLeaks plaiderait en sa faveur. Les risques qu’il a fait prendre à la sécurité des États-Unis le condamneraient plutôt.

D’AUCUNS, comme Umberto Eco dans « Libération », dénoncent le pouvoir excessif que s’arroge la presse. Mais qu’y a-t-il de journalistique, ou d’éthique, dans la démarche de M. Assange ? D’un côté, la société s’emploie par tous les moyens, à empêcher qu’Internet ne nuise à la vie privée des citoyens. De l’autre, le public enthousiaste se jette sur des textes auxquels, sans WikiLeaks, il n’aurait pas eu accès. N’était le travail de rédactions compétentes et fortes en effectifs, la masse des textes rendus « transparents » serait restée inabordable.

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