Le monde aujourd’hui.

La stratégie du temps perdu  Abonné

Publié le 21/03/2016
Le problème, pour le président de la République, n’est pas tant la conjoncture, qui commence à s’améliorer, que l’échec de la plupart de ses initiatives qui fait de sa politique une somme de crises inutiles et de reculs. On ne sait pas si la loi Travail, même remaniée au point de perdre tout son intérêt, résistera à la rue qui s’embrasera de nouveau le 31 mars. La sagesse commanderait à l’exécutif d’abandonner la malheureuse loi sur la déchéance de nationalité. La célébration du 19 mars, censé marquer la fin de la guerre d’Algérie, ajoute une pomme de discorde.
Hollande avec Merkel et le Premier ministre turc, M. Davutoglu

Hollande avec Merkel et le Premier ministre turc, M. Davutoglu
Crédit photo : AFP

François Hollande revient de Bruxelles avec un accord scélérat qui accorde à la Turquie des privilèges insensés dans l’espoir incertain de ralentir l’immigration en Europe. Le chef de l’État, pour montrer son indépendance, a durci les exigences européennes, ce qui s’est traduit par une tirade du président turc, Recep Yassip Erdogan, lequel, contre toute vraisemblance, a cru bon de déclarer qu’il n’y aurait pas de marchandage à Bruxelles.

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