Coronavirus chinois : « aucune raison d'acheter des masques en pharmacie », selon Agnès Buzyn

Par
Pascal MARIE -
Publié le 27/01/2020
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Crédit photo : Phanie

La ministre de la Santé a tenu à rappeler qu'il n'y avait aucune « indication à porter un masque en France ».

Alors que le coronavirus 2019-NCov a fait plus de 80 morts en Chine, seulement trois cas ont été confirmés en France et une dizaine de personnes se trouvent actuellement sous surveillance. Si nous sommes donc encore très loin de l'épidémie dans notre pays, de nombreux patients se ruent dans les pharmacies pour acheter des masques de protection. Interrogé par le « Quotidien », Martial Fraysse, ancien président de l'Ordre régional d'Ile-de-France et titulaire à Fontenay-sous-Bois dans le Val-de-Marne, a reçu un fax de son grossiste l'informant que les masques de type FFP2 étaient en rupture. « Une commande en urgence a été passée aux différents laboratoires les produisant », précise le courrier. Le grossiste auquel Martial Fraysse a fait appel n'est pas le seul dans ce cas. « Des patients nous disent qu'ils sont allés dans dix pharmacies sans réussir à en trouver », explique l'officinal, qui doit recevoir de nouveaux masques mercredi au plus tard.

À Paris, les pharmacies d'aéroport et celles situées dans les zones touristiques font en effet face à une très forte demande. Les ventes de sprays assainissants atmosphériques et de solutions hydroalcooliques sont elles aussi en nette augmentation. Des officinaux de la capitale sont allés jusqu'à limiter le nombre de masques vendus par personne. En province aussi des pharmacies sont dévalisées. À Angers, à Châteauroux ou encore à Lille, les officinaux sont très sollicités par des patients issus de la communauté asiatique ou par des personnes inquiètes d'une éventuelle épidémie.

Lors d'un point presse tenu dimanche 26 janvier, Agnès Buzyn s'est voulue rassurante, précisant que l'État disposait d'un stock de « dizaines de millions de masques » et qu'en cas d'épidémie, « les autorités sanitaires les distribueraient aux personnes qui en auraient besoin ». La ministre a enfin rappelé que « si des personnes rentraient de Chine avec certains symptômes un suivi était mis en place » et que ces dernières recevaient des recommandations « de façon personnalisée ».


Source : lequotidiendupharmacien.fr