Quelle conduite un membre de l'équipe officinale doit-il tenir s'il est positif au Covid-19 ? Un DGS-Urgent, envoyé à tous les professionnels de santé, rappelle les recommandations en vigueur.
Si un avis daté de mai dernier prévoyait des écarts possibles par rapport à la règle de l'éviction « en cas de situation exceptionnelle », cela n'est plus d'actualité aujourd'hui. Désormais, comme le recommande le Haut Conseil de la santé publique (HCSP), « en cas de découverte chez un professionnel asymptomatique d’un prélèvement nasopharyngé positif (RT-PCR), (il faut) prévoir une éviction de 7 jours après la RT-PCR et le respect des mesures barrières (doit être) renforcé pendant les 7 jours suivants. Cette règle ne doit souffrir d’aucune dérogation », précise en outre le DGS-Urgent.
Concernant la levée de l'isolement pour les personnels infectés, elle ne peut s'opérer « avant le huitième jour à partir du début des symptômes ou de la date du test positif pour les personnels asymptomatiques ». Ce délai est même porté à 10 jours « pour les personnels à risque de développer une forme grave d’infection à SARS-CoV-2 et pour les personnes infectées par les variantes d’intérêt (sud-africaine ou brésilienne) ».
Deux conditions supplémentaires sont ensuite fixées pour permettre la levée de l'isolement. « Une période d’apyrexie d’au moins 48 heures (température rectale inférieure à 37,8 °C mesurée avec un thermomètre, deux fois par jour, et en l’absence de toute prise d’antipyrétique depuis au moins 12 heures) », et le respect d'un délai « de 48 heures après la disparition d’une éventuelle dyspnée (fréquence respiratoire inférieure à 22/mn au repos) ». Lors de la reprise de l'activité professionnelle, il est par ailleurs recommandé de « porter un masque chirurgical de type II au contact des patients, pendant les 7 jours suivant la levée du confinement, et d'éviter les contacts non masqués avec les collègues pendant les pauses ».
Pas de changement en revanche au sujet de professionnels contact à risque d'une personne porteuse du SARS-CoV-2. Leur éviction ne doit pas être systématique, sauf s'ils présentent des symptômes ou s'ils sont dans l'impossibilité de respecter les gestes barrières. Si ces derniers sont maintenus à leur poste, ils doivent « bénéficier d’un prélèvement nasopharyngé systématique entre 5 et 7 jours après le dernier contact » avec la personne infectée. En cas d'apparition d'un symptôme évocateur, les services de médecine du travail et de maladies infectieuses devront être alertés afin qu'un prélèvement nasopharyngé soit réalisé.
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