Les pouvoirs publics tentent non seulement de stabiliser les dépenses de médicament dans les comptes sociaux, mais aussi de financer l’innovation thérapeutique par des baisses de prix sur des produits matures de l’industrie pharmaceutique.
« C’est un discours qui paraît sensé, mais c’est la mort des officines de proximité ! », met en garde Philippe Besset. Car les produits matures, en effet, sont dispensés par ces officines. La FSPF a d’ailleurs réalisé une étude avec la société IMS sur la baisse de prix des IEC (inhibiteurs de l’enzyme de conversion) et des sartans. Les officines les plus touchées par les baisses sur ces produits sont les officines rurales, car ce sont elles qui ont le plus de patients chroniques traités par ce type de médicaments dans leur clientèle.
Résultat : alors même que l’on fait financer par l’officine des innovations thérapeutiques qui sont prescrites et dispensées à l’hôpital, les baisses de prix de médicaments à destination de patients chroniques touchent très fortement le réseau officinal de proximité. « C’est une situation qui ne peut pas perdurer », souligne Philippe Besset.
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