La suppression du juge d’instruction

Le troisième pouvoir menacé  Abonné

Publié le 07/09/2009
Le comité réuni par le haut magistrat Philippe Léger propose la suppression du juge d’instruction et l’attribution au parquet de toutes les affaires de justice (en l’état actuel des choses, il s’occupe directement de la plupart des investigations, ce qui minimise le rôle du juge d’instruction,) De nombreux magistrats et l’opposition estiment que cette disposition privera la justice française de son indépendance à l’égard du pouvoir politique. La garde des Sceaux, Michèle Alliot-Marie, apporte des précisions qui, pour le moment, ne semblent pas suffisantes.

LE COMITÉ LÉGER a fait, purement et simplement, le travail qu’exigeait le chef de l’État. C’est Nicolas Sarkozy qui souhaite la disparition du juge d’instruction. Celui-ci, dans le cadre du système actuel, peut acquérir des pouvoirs excessifs, comme cela a été démontré par le désastre d’Outreau : le juge est passé outre les dénégations de plusieurs mis en examen et a maintenu en détention provisoire pendant plusieurs mois des personnes parfaitement innocentes dont la vie est brisée.

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