Un an de prison ferme et 50 000 euros d’amende ont été requis lundi en correctionnelle contre « l’herboriste » Jean-Pierre Raveneau pour « exercice illégal de la pharmacie ». Avec ses tisanes, huiles essentielles et autres teintures mères, il affirmait pouvoir combattre 80 % des maladies, dont le sida. Le propriétaire de la célèbre herboristerie parisienne implantée près de la place de Clichy promettait à ses clients, par le biais de ses préparations à base de plantes, de traiter hypertension, infection à virus H1N1, troubles de la prostate, psoriasis, paludisme, fibromes, herpès génital ou constipation. L’un de ses produits, le Viralgic, interdit à la vente en France par une décision de justice en 2011, affirmait même « agir directement sur le virus » du sida « en renforçant les défenses immunitaires pour aider à le combattre ».
Depuis 1941, la loi réserve aux seuls pharmaciens inscrits à l’ordre et à leurs officines le quasi-monopole de l’exploitation des plantes médicinales à l’exception de 150 d’entre elles, jugées non-toxiques. Le dernier herboriste diplômé a lui disparu en 2000, à 95 ans. Jean-Pierre Raveneau, bien que docteur en pharmacie, n’était plus inscrit à l’Ordre des pharmaciens et n’exerçait pas dans une officine. Déjà condamné en septembre 2011 à un an de prison avec sursis et 15 000 euros d’amende pour exercice illégal de la pharmacie pour la vente du Viralgic, il est aujourd’hui considéré par l’accusation en état de récidive légale.
« J’ai toujours estimé qu’il était possible avec un diplôme de pharmacien d’exercer dans l’herboristerie », a justifié le prévenu à la barre, expliquant avoir passé une bonne partie de sa vie à s’opposer au monopole pharmaceutique en obtenant la déclassification de la vitamine C, de minéraux et d’oligo-éléments, assimilés auparavant à des médicaments. Le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens s’est constitué partie civile dans cette affaire. Le jugement a été mis en délibéré au 17 février.
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