Lorsqu’il est question de pénuries ou de tensions d’approvisionnement sur des médicaments, cela ne concerne presque toujours que des spécialités prescrites et délivrées au quotidien. Des médicaments matures, tombés dans le domaine public et dont le prix est très bas. « Sur la dernière décennie, on impose en moyenne 950 millions d’euros d’économies de baisses de prix par an sur les médicaments matures, ce qui est considérable, rappelle Éric Baseilhac, président de l’Association pour le bon usage du médicament (ABUM) et membre de l’Académie de pharmacie.
Juste prix du médicament : une question de point de vue
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Pas assez élevé pour les uns, trop pour les autres, le prix des médicaments est souvent au cœur des débats qui agitent la profession : pénuries de médicaments, accès à l’innovation, souveraineté nationale en matière de production pharmaceutique, soutenabilité par le système de santé… Tous les acteurs sont d’accord : il est temps de trouver de nouveaux modèles de fixation du prix des médicaments.
La fixation du prix du médicament est une équation à plusieurs paramètres
Crédit photo : RAPHAEL BLOCH/SIPA
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