Économie de l'officine post-Covid

De nouveaux honoraires en vue

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Publié le 09/03/2023
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Crédit photo : GARO/PHANIE

À quelques mois de l'ouverture des négociations conventionnelles, la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) dévoile sa stratégie. Philippe Besset, son président, a confirmé aujourd'hui qu'il proposerait quatre nouveaux honoraires, dans le cadre d'une rémunération plus diversifiée, plus centrée sur le patient.

Il faut envisager l'économie officinale post-Covid et vite. Déjà en janvier, le chiffre d'affaires lié aux missions Covid (tests et vaccins) s'est effondré de 96 % par rapport au mois de référence 2022. Au titre de ces actes, le réseau officinal n'a plus perçu que 20,98 millions d'euros contre 568,26 millions d'euros, un an auparavant.

La FSPF qui négociera, vraisemblablement à partir de septembre, le volet économique de la convention signée il y a aujourd'hui même un an, affûte donc d'ores et déjà ses arguments et revendications. Philippe Besset, son président, a ainsi présenté ses propositions concernant les honoraires : revalorisation des honoraires existants et instauration de quatre nouveaux. Sur le volet des revalorisations, il a ainsi cité l'exemple de l'honoraire de dispensation (HDR) qui passerait de 0,50 euro à 1,30 euro, soit une augmentation de 80 centimes qui rapporterait 500 millions d'euros de marge au réseau officinal.

Au chapitre des nouveaux honoraires, un honoraire d'intervention pharmaceutique (IP) de 5 euros pourrait voir le jour et rapporter 60 millions d'euros au réseau. Philippe Besset cite également un honoraire de dispensation protocolisée, un honoraire de renouvellement d'ordonnance et enfin un honoraire de soutien aux officines isolées dans des territoires en rupture de soins. L'objectif de la FSPF est d'augmenter le volume de rémunération par honoraires de 10 %, soit 700 millions d'euros.
Concernant l'honoraire de soutien aux officines isolées, il pourrait s'inscrire dans le cadre du décret sur les territoires fragiles. Le coup de pouce financier à ces pharmacies serait en effet assuré d'une part, par les fonds FIR, via les ARS, et d'autre part, par des fonds mobilisables dans le cadre d'un avenant conventionnel. Des engagements seraient en retour demandés à ces pharmacies.


Source : lequotidiendupharmacien.fr