L’assurance-maladie a évalué l’efficacité du formulaire d’aide à la dispensation des analogues du GLP-1 présentés au remboursement (Ozempic, Trulicity, Victoza, Byetta), mis en place depuis près d’un an. Résultat : le taux de mésusage est 10 fois moins élevé qu’auparavant.
Dans le panorama 2024 des médicaments remboursés, présenté ce 14 janvier par l’assurance-maladie, les analogues du GLP-1 gagnent encore du terrain. Alors que les dépenses de remboursement de la caisse nationale de l’assurance-maladie (CNAM) pour cette classe médicamenteuse s’élevaient à 251 millions d’euros en 2023, elles représentent 296 millions d’euros entre juillet 2024 et juin 2025. Les analogues du GLP-1 passent ainsi de la 18e à la 15e position des médicaments les plus remboursés en ville entre 2023 et fin juin 2025.
Au cours de cette dernière période a été mis en place (depuis février 2025 mais contrôles à partir du 1er septembre) le formulaire d’accompagnement à la prescription des analogues du GLP-1 pour sécuriser la prescription et lutter contre le mésusage de ces médicaments en plein essor. Le dispositif est « efficace », juge le Dr Sophie Kelley, responsable du département des produits de santé. Selon les chiffres de la CNAM, 86 % des assurés bénéficiant d’un remboursement d’un médicament analogue du GLP-1 présentent désormais un formulaire conforme en pharmacie. « Surtout, la mesure a permis de faire chuter le taux de mésusage de l’Ozempic à seulement 0,2 % aujourd’hui », poursuit la représentante de la CNAM. Ce taux était, selon la CNAM, 10 fois plus élevé avant la mise en place. « C’est efficace. L’outil a été bien pris en main par les médecins et les pharmaciens », conclut-elle.
Ce taux de mésusage reste pourtant plus élevé (2,4 %) chez les femmes de moins de 40 ans.

Pour rappel, le formulaire d’accompagnement à la dispensation, reposant sur trois questions clés, conditionne le remboursement du traitement des aGLP-1 indiqués dans le traitement du diabète de type 2. À ce jour, le sémaglutide (Ozempic), le dulaglutide (Trulicity), le liraglutide (Victoza) et l’exenatide (Byetta) sont concernés.
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