Antidépresseurs dans la douleur chronique

Une revue Cochrane pointe le manque de données fiables sur l’efficacité

Publié le 19/05/2023
La majorité des antidépresseurs prescrits pour réduire la douleur chronique n’offre pas de preuves suffisantes de leur efficacité ou de leur innocuité, indique une revue Cochrane publiée le 10 mai. Fin février, une analyse de 26 revues systématiques, publiée dans le « BMJ », n’avait pas non plus permis de dégager un haut niveau de preuve en faveur de leur efficacité antalgique, quelle que soit l'affection en cause.
Environ 20 % de patients avec des douleurs chroniques ont également un trouble dépressif caractérisé

Environ 20 % de patients avec des douleurs chroniques ont également un trouble dépressif caractérisé
Crédit photo : Voisin/Phanie

À l’époque, le Pr Éric Serra, psychiatre et médecin de la douleur, également vice-président de la Société française d’étude et de traitement de la douleur (SFETD), avait rappelé au « Quotidien » la complexité de la prise en charge de la douleur et le rôle joué par les antidépresseurs. « L’intérêt des antidépresseurs renvoie à leur efficacité antalgique spécifique sur les mécanismes douloureux neuropathiques et nociplastiques, leur efficacité anxiolytique, leur efficacité bien sûr antidépressive.

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