La place de l’automédication dans le parcours de soins

Du patient au consommateur autonome  Abonné

Publié le 10/10/2013
L’automédication doit-elle être le premier pas du parcours de soin ou le dernier acte d’un long processus comportant une auto-information et un auto-examen ? Faut-il s’opposer à l’automédication ou l’accompagner intelligemment ? Dans son livre* « L’automédication ou les mirages de l’autonomie », l’anthropologue, Sylvie Fainzang, invite les professionnels de santé à découvrir un certain nombre de mécanismes mis en œuvre dans le recours à l’automédication.
Faire du patient un acteur de sa santé

Faire du patient un acteur de sa santé
Crédit photo : S TOUBON

LES ENQUÊTES effectuées par l’auteur auprès des usagers du système de santé confirment que le principal motif de l’automédication est d’éviter le recours au médecin pour des maux bénins. Mais il existe beaucoup d’autres déterminants : pratiques, culturels, sociaux ; certains sont moins évidents, comme le souci d’éviter des examens médicaux intimes ou de cacher un traitement à l’entourage. L’automédication n’est pas un phénomène nouveau, elle procède d’une liberté individuelle. Elle a été encouragée par les pouvoirs publics avec les mesures du libre accès et des déremboursements massifs.

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