« Il faudra garder en mémoire ce cas d’école qui concentre tout ce qu’il ne faut pas faire en science ». En une phrase, le Pr Mahmoud Zureik, directeur du groupement d’intérêt scientifique EPI-PHARE (ANSM, CNAM) et professeur d’épidémiologie et de santé publique à l’Université de Versailles-Saint Quentin, résume l’invraisemblable cocktail d’erreurs et de précipitation qui ont conduit le « Lancet » puis le « New England Journal of Medecine » à rétracter deux études fondées sur des données de patients assemblés par la start-up américaine Surgisphere.
Deux semaines après la rétractation du « Lancet »
Quelles leçons retenir de l'affaire Surgisphere ?
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Publié le 23/06/2020
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Il y a moins d’un mois, on assistait au spectaculaire épisode de la publication puis de la rétractation d’une étude dans le « Lancet » sur l’hydroxychloroquine dans laquelle était impliquée la start-up Surgisphere spécialisée dans le Big Data médical. Ces errements renforcent l’idée d’un haut niveau d’exigence méthodologique et éthique.
La rapidité avec laquelle les études ont été publiées explique en partie cette débâcle
Crédit photo : Phanie
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