Le recours aux cabinets de conseil, phénomène « tentaculaire »

Le réquisitoire du Sénat n'épargne pas la gestion de crise sanitaire

Publié le 01/04/2022
L’influence croissante des cabinets de conseil privés sur les politiques publiques s'apparente à un phénomène « tentaculaire », estime dans son rapport une commission d’enquête du Sénat. Une situation de dépendance qui soulève une double question : « notre vision de l’État et de sa souveraineté face à des cabinets privés » et « la bonne utilisation des deniers publics », pointent les auteurs.
Des questions centrales de la gestion de la crise sanitaire ont été sous-traitées par des cabinets de conseil

Des questions centrales de la gestion de la crise sanitaire ont été sous-traitées par des cabinets de conseil
Crédit photo : Phanie

Fruit d’un travail d’investigation de quatre mois et de nombreuses auditions, dont celle remarquée d’Olivier Véran, ce rapport précise que le coût du recours aux cabinets de conseil extérieurs a plus que doublé entre 2018 et 2021 (379 millions d’euros à 893 millions d’euros), avec une forte accélération en 2021 (+ 45 %).

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