Histoire de la pharmacie

Zacharie Roussin (1827-1894). Arsenic et vieilles dentelles  Abonné

Publié le 21/04/2016
« Une belle page de l’histoire de la chimie passée sous silence », reprochait la veuve du pharmacien Zacharie Roussin quelque temps après sa mort. Elle avait raison. Il ne passa guère à la postérité. Pourtant ses travaux sur les colorants artificiels encouragèrent le développement de l’industrie de la teinturerie en France. Et pour ceux qui aiment les affaires criminelles, il ne fut pas moins que l’expert médico-légal le plus recherché de son temps.
Dessin de l'appareil de Marsh permettant de détecter des traces d'arsenic, issu de "Étude médico...

Dessin de l'appareil de Marsh permettant de détecter des traces d'arsenic, issu de "Étude médico...
Crédit photo : Gallica

Relation médico-légale de l'affaire Couty de la Pommerais, empoisonnement par la digitaline, par...

Relation médico-légale de l'affaire Couty de la Pommerais, empoisonnement par la digitaline, par...
Crédit photo : BIU Santé

Zacharie Roussin dans son laboratoire du Val-de-Grâce

Zacharie Roussin dans son laboratoire du Val-de-Grâce
Crédit photo : Gallica

Que ce soit l’Affaire des poisons sous Louis XIV ou encore, plus proche de lui, l’affaire Marie Lafarge en 1840, Zacharie Roussin fut un familier de ces mythiques histoires de crimes d’empoisonnement qui enflammèrent l’opinion publique.

Au XIXe siècle, le crime d’empoisonnement connaît justement une recrudescence alors que les difficultés pour le détecter sont toujours aussi grandes comme en témoigne cette célèbre phrase de Raspail : « On a trouvé de l’arsenic dans le corps de Lafarge ? Mais on en trouverait partout, même dans le fauteuil du président ! »

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