Histoire de la pharmacie

Les albarelli d’Orient en Occident, objets pharmaceutiques, mais aussi symboliques  Abonné

Publié le 17/12/2009
Faenza, Gubbio, Deruta, Pérouse… que de noms qui, pour les voyageurs, évoquent des lieux charmants au cœur de la Toscane, de l’Émilie ou de l’Ombrie en Italie, et qui, pour les initiés, parlent de céramique. La fameuse majolique italienne de la Renaissance donna à l’activité pharmaceutique ses plus beaux contenants, dont quelques exemples sont visibles au musée du Louvre et au musée d’Ecouen.

DANS LES SALLES du département des objets d’art au musée du Louvre, plusieurs vitrines renferment ces pots à pharmacie appelés albarelli, à la forme cylindrique particulière, légèrement concave au centre. Lorsqu’on regarde le matériau et le motif attentivement, on apprend leur histoire, lointaine, venue d’Orient, et poursuivie avec succès en Europe. De salle en salle, on est séduit par le décor de plus en plus foisonnant de ces objets. Née au Moyen-Orient, au VIIIe siècle, la faïence fut rapidement une technique très utilisée dans l’empire Abasside.

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