Histoire de la pharmacie

Docteur Albert C. Barnes. De la pharmacie aux cimaises  Abonné

Publié le 23/11/2015
Un jour de 1901 un collyre ophtalmique du nom d’Argyrol est mis sur le marché dans la région de Philadelphie aux États-Unis. Quelques années plus tard, en 1922, dans cette même ville, une des plus belles fondations d’art ouvre ses portes. Les deux événements ne sont pas étrangers : le Docteur Barnes (1872-1951), inventeur de l’Argyrol, a mis sa fortune au service de l’art. Voici comment, par la grâce d’un petit collyre bon marché, Matisse et Picasso firent leur entrée outre-Atlantique.

Étrange personnage que ce Docteur Barnes… philanthrope solitaire, homme d’affaire de génie, chimiste visionnaire… Il avait une personnalité aussi intrigante qu’exceptionnelle, difficile à cerner. Sa vie est comme un roman, ou plutôt comme une « success story » à l’américaine, auréolée d’une ascension extraordinaire mais assombrie par une fin tragique. Il naît dans une famille des quartiers pauvres de Philadelphie, à Kensington, au même endroit que le grand Rocky Bilboa du cinéma américain.

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