La vaccination contre la grippe saisonnière est recommandée pour les professionnels exposés aux virus influenza aviaires et porcins. Cette recommandation a notamment pour objectif de diminuer le risque d’une recombinaison entre un virus de grippe saisonnière et un virus de grippe aviaire, qui pourrait aboutir à l’émergence d’un virus adapté à l’homme.
Dans un contexte où le virus de l’influenza aviaire (on ne parle de grippe qu’en cas de contamination humaine) continue de se propager, la vaccination contre la grippe saisonnière est prise en charge et recommandée pour les professionnels exposés aux virus aviaires ou porcins. Un bon de prise en charge à 100 % a été envoyé aux professionnels concernés par la Mutualité sociale agricole qui peuvent retirer gratuitement leur vaccin en pharmacie.
Cette recommandation, en vigueur depuis 2022, rappelle l’Agence régionale de santé Bretagne, vise à empêcher les éventuelles fausses alertes de grippe aviaire en cas de grippe saisonnière, mais aussi à éviter les risques de recombinaison entre un virus de grippe saisonnière et un virus influenza aviaire, qui pourrait aboutir à l’émergence de virus adaptés à l’être humain et donner lieu à une pandémie.
Quant à la grippe aviaire, la vaccination n’est pour le moment pas recommandée, mais un stock stratégique de 200 000 doses d’un vaccin ciblant le virus de type H5N8 a été constitué. « Ce vaccin n’est pas utilisé à ce stade, cela se fera seulement si un cas humain est confirmé biologiquement », a déclaré Didier Lepelletier, directeur général de la santé, au quotidien « Le Monde ». Si aucun cas de grippe aviaire chez l’homme n’a encore été recensé en France, plus d’un millier de cas ont été identifiés dans le monde depuis 2003, essentiellement de types H7 et H5. Ce dernier type cristallise les inquiétudes puisque, bien qu’il soit sensible aux antiviraux et encore non adapté aux humains, personne ne dispose d’anticorps contre celui-ci. Par conséquent, « même s’il ne s’agit pas de virus intrinsèquement plus dangereux, ils ont un potentiel pandémique », alerte Marie-Anne Rameix-Welti, responsable du Centre national de référence des virus respiratoires à l’Institut Pasteur, à Paris, là encore dans « Le Monde ». « Les pandémies grippales, comme celles de 1918, 1957, 1968, ou même celle de 2009, ont à chaque fois été causées par l’introduction d’un virus issu d’un oiseau. » Rappelons que depuis le début du mois d’octobre, plus de 20 000 grues cendrées ont été emportées par l’influenza aviaire en France et 61 foyers de contamination ont été repérés dans des élevages commerciaux, auxquels s’ajoutent 9 foyers dans des basses-cours.
Du 23 au 31 décembre
Menace d’une nouvelle fermeture des laboratoires d’analyses médicales
Addictions
La consommation de drogues et d’alcool en baisse chez les jeunes
Crise sanitaire : le malaise des préparateurs
3 questions à…
Christelle Degrelle