Santé publique

Moustique tigre partout en France : des précautions à prendre

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Publié le 21/03/2024

Crédit photo : CDC-GATHANY/PHANIE

Le moustique tigre est désormais implanté en Normandie, dernière région de France métropolitaine jusqu’ici épargnée. Avec l’arrivée du printemps, rappels sur les mesures à prendre.

L’agence régionale de santé (ARS) Normandie confirme la présence du moustique tigre (Aedes albopictus) en Seine-Maritime, dans un communiqué du 19 mars. Désormais, ce vecteur de virus (dengue, Zika, chikungunya) est implanté dans toutes les régions de France métropolitaine. « À ce jour, aucune transmission locale de maladie liée à ce moustique n’a été constatée en Normandie », affirme l’ARS.

Le moustique tigre a ainsi accéléré sa progression sur le territoire depuis 2004. Début 2023, 71 départements (sur 96) étaient colonisés par Aedes albopictus. Selon les dernières données publiées par le ministère de la Santé, en 2022 – année record – 65 cas autochtones de dengue ont été identifiés au sein de 5 foyers dans les régions Occitanie, PACA et Corse.

En prévention, il reste des gestes simples pour lutter contre la prolifération du moustique : « Supprimer tous les endroits et objets pouvant contenir de l’eau stagnante, rappelle l’ARS Normandie. Si les récipients ne peuvent pas être vidés, l’accès à l’eau doit être supprimé en installant par exemple des moustiquaires sur les cuves d’eau de pluie, du sable dans les coupelles de fleurs, en curant les gouttières ainsi que les regards d’évacuation. Ces pratiques sont indispensables pour éviter ou freiner le développement de cet insecte. »

Aux voyageurs qui se rendent dans une zone où des cas de dengue, de zika ou de chikungunya ont été signalés, il est demandé de se protéger des piqûres de moustique (répulsifs, vêtements longs, moustiquaire…) durant le voyage, mais aussi au retour, et de consulter un médecin en cas de symptômes évocateurs (douleurs articulaires/musculaires, maux de tête, éruption cutanée avec ou sans fièvre, conjonctivite) apparaissant 10 jours après la date du retour.

Enfin, ne pas oublier le signalement sur le portail de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES).


Source : lequotidiendupharmacien.fr