Dans les cabinets médicaux comme au comptoir des officines, les benzodiazépines (BZD) font partie du quotidien des professionnels de santé depuis de longues années. Et en dépit des mesures visant à réduire leur consommation, elles continuent, 60 ans après leur introduction en thérapeutique, de figurer en bonne place dans l'arsenal médical. Ainsi, les BZD et leurs apparentés (« Z-drugs » : zolpidem, zopiclone) comptent depuis plusieurs décennies parmi les médicaments les plus prescrits.
Peut-on se passer des benzodiazépines ?
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Le nomadisme médical en quête de prescriptions, la complaisance de certains médecins et la banalisation des benzodiazépines (BZD) dans les armoires à pharmacie familiales favorisent l’automédication et le mésusage de ces médicaments. Leur utilisation est pourtant strictement réglementée et leur iatrogénie préoccupante. Au fil des publications, l'addiction et le sevrage aux BZD sont désormais mieux définis. L'idée d'une déprescription accompagnée fait son chemin.
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