Ils ont osé le pari de la pharmacie sans para. Barbara Le Boënnec à Lyon, Serge Maarek à Paris ou encore Guillaume Kreutter qui, après 7 ans passés à Strasbourg, a repris la pharmacie de Scherwiller, en Alsace. Dans ses nouveaux murs, il a installé une salle de 25 m2 pour animer des formations et des ateliers, mais aussi un espace pour le préparatoire, et réduit le non remboursable au soin et à la phytothérapie. « Je choisis ce que garde en fonction de la demande du patient, et pas du consommateur, explique-t-il.
La pharmacie peut-elle se passer de la para ?
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Para ou pas para ? Il y a encore peu la question ne se posait pas. Pour tout titulaire, la parapharmacie, les produits en vente libre et le rayon cosmétique étaient la variable d’ajustement économique, en même temps qu’un facteur d’attractivité et de différenciation de l’officine. Mais la concurrence accrue des autres réseaux de distribution, le renforcement du rôle de professionnel de santé du pharmacien, l’accroissement des missions de santé publique ont peu à peu fait vaciller ces certitudes. Une pharmacie sans para est-elle viable ? En quoi le mode d’exercice s’en trouve-t-il bouleversé ? Et surtout, quel gain pour son exercice professionnel, le pharmacien peut-il en tirer ?
Crédit photo : LUCAS GRENIER
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