« Un jeu de poker menteur », c’est ainsi que Thomas* décrit l’opération qui l’a lié pendant quatre ans à un fonds d’investissement. Approché alors qu’il est jeune adjoint, des pharmaciens proposent à l’officinal de s’installer. Il reconnaît aujourd’hui qu’il aurait dû se méfier. Mais nous sommes en 2018 et l’intrusion des fonds dans le réseau officinal ne défraie pas encore la chronique.
Financiarisation, la ligne rouge à ne pas franchir
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Pliant sous le poids des contraintes économiques, de l’investissement et des conditions d’installation, le réseau officinal cédera-t-il aux sirènes des investisseurs extérieurs à la profession ? Après la biologie, les cabinets médicaux, les centres dentaires, la pharmacie devra-t-elle elle aussi sacrifier à la financiarisation de son secteur ? À quels risques et pour quels retours ? La profession, dans son immense majorité, reste convaincue qu’il existe des voies alternatives. Elle est rejointe dans son analyse par les sénateurs, auteurs d’un rapport récent sur ce sujet.
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