Avec plus de huit pharmaciens sur dix endettés, la profession entretient une dépendance structurelle au secteur bancaire, comme l’exposent Philippe Becker et Christian Nouvel, experts-comptables de Fiducial.

Endettement : garder une marge de sécurité

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Publié le 18/03/2022
Rien de grave à ce que marché officinal soit perfusé par les emprunts bancaires. Cette caractéristique est même historique. Pour autant, les experts-comptables réitèrent leurs mises en garde. Les titulaires ne doivent pas perdre de vue la progression du montant de l’excédent brut d'exploitation (EBE) et le potentiel de croissance de l’activité ou de la marge brute. Car, rappellent-ils, l’EBE doit être suffisamment constant pour garantir le remboursement de l’emprunt et, si possible, une marge de sécurité.
Une simulation effectuée par l’expert-comptable permettra d’évaluer la progression du montant de l’EBE, en fonction des hypothèses de croissance de l’activité ou de la marge brute. Car, on ne peut emprunter que ce que l’on peut rembourser !

Une simulation effectuée par l’expert-comptable permettra d’évaluer la progression du montant de l’EBE, en fonction des hypothèses de croissance de l’activité ou de la marge brute. Car, on ne peut emprunter que ce que l’on peut rembourser !
Crédit photo : Phanie

Le Quotidien du pharmacien. - Vous avez évoqué le mois dernier l’évolution de l’investissement des officinaux au cours des années passées. Votre dernière étude économique montre également une situation d’endettement qui paraît importante puisque, en 2020, 84,40 % d’entre eux sont endettés via un emprunt bancaire. Est-ce tenable sur le long terme ?

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