Invité d’un séminaire d’histoire de la santé organisé par Sciences Po Strasbourg, l’historien américain David Herzberg a montré comment l’héroïne, vendue librement puis sur prescription médicale jusqu’en 1924, préfigure déjà la crise des opioïdes des années 2000. Elle supplante l’opium car elle se consomme plus « discrètement » que ce dernier, et obtient grâce à son statut de « médicament » une respectabilité que n’ont ni les vendeurs ni les fumeurs d’opium.
États-Unis : la crise des opioïdes sous l’œil d’un historien.
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Loin d’être un phénomène unique ou exceptionnel, la crise des opioïdes qui a secoué les États-Unis ces dernières années s’inscrit en réalité dans une longue histoire d’addictions et de dépendances d’abord tolérées, puis interdites ou combattues au nom d’arguments sanitaires occultant parfois d’autres réalités. L’historien américain David Herzberg retrace, dans ses travaux, la naissance et l’évolution de ce « marché blanc » prescrit par des médecins et vendu par les pharmaciens.
L’historien américain livre une vision « racialisée » de la crise des opioïdes
Crédit photo : Phanie
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