Il aurait pu, comme en diverses circonstances auparavant, utiliser l'article 49/3 de la Constitution qui lui aurait permis de faire adopter le projet sans débat. Il est vrai que, de toute façon, il était contraint de montrer les dents. Dans ces conditions, pourquoi n'a-t-il pas pris le risque relatif de prendre l'opposition de vitesse ? Sûrement pour éviter de mettre le feu aux institutions et se lancer dans une mêlée politique qui aurait sans doute conduit le président de la République à dissoudre l'Assemblée et à procéder à des élections anticipées.
Le casse-tête de la réforme des retraites
En contournant le 49/3, le gouvernement a peut-être commis une erreur
Publié le 26/01/2023
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Le gouvernement a choisi, pour la réforme des retraites, une voie relativement conciliatrice : il a fait de multiples concessions à l'opposition, notamment sur la pénibilité du travail et sur les carrières précoces, mais il a conservé la mesure d'âge, celle qui fait hurler les syndicats, dont le plus réformiste d'entre eux, la CFDT. De sorte que son dialogue avec eux n'a pas empêché la crise d'éclater.
Macron à l'Élysée, le 17 janvier
Crédit photo : AFP
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