L’ascension du ministre de l’Intérieur

Valls au cœur du pouvoir

Publié le 14/10/2013
Manuels Valls, ministre de l’Intérieur, a eu l’occasion de dire qu’il aimait « prendre des coups et en donner ». Depuis quelques mois, il est servi : deux grands affrontements idéologiques avec Christiane Taubira, ministre de la Justice, puis avec Cécile Duflot, ministre du Logement et, pour couronner le tout, une plainte du MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié des peuples) contre lui, pour « incitation à la haine raciale ». Mais dans ces trois différends, il semble bien qu’il l’a emporté.

EN GROS, on peut dire que sa querelle avec Mme Taubira, sur le contenu de la loi pénale, considérée comme laxiste et dangereuse par l’opposition de droite, a abouti à la victoire aux points de M. Valls, dès lors que le projet a été quelque peu édulcoré et qu’il ne sera soumis au Parlement que l’année prochaine, ce qui donne largement le temps aux partisans de la sécurité, comme M. Valls, d’en atténuer les effets.

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