Les coups bas de la campagne

Une rentrée fracassante  Abonné

Publié le 05/09/2011
Il n’a pas fallu attendre le mois de septembre pour assister à une forte recrudescence des manœuvres politiques. Dans un livre paru jeudi dernier, « Sarko m’a tuer » (Stock), deux journalistes, Gérard Davet et Fabrice Lhomme, font dire à Isabelle Prévost-Desprez, naguère chargée d’une partie du dossier Bettencourt, que l’infirmière de la milliardaire prétend avoir vu Liliane Bettencourt remettre de l’argent en espèces à Nicolas Sarkozy en 2007. De son côté, « Le Monde » dénonce les méthodes illégales du pouvoir pour repérer l’un de ses informateurs probables.

C’EST François Hollande qui a le mieux décrit cette faille particulière de la société française, à savoir l’igérence du pouvoir politique dans les affaires judiciaires. Le scandale déclenché par Mme Prévost-Desprez ne se serait pas produit si l’Élysée n’avait pris la fâcheuse habitude d’exercer sur les procureurs et les juges de très vives pressions et s’il ne s’était engagé dans une reprise en main de la justice.

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