Le choc de productivité

Une politique improvisée  Abonné

Publié le 08/10/2012
Le gouvernement a-t-il l’intention de prendre très vite des mesures pour favoriser le « choc de productivité » et qui, consisteraient, pour l’essentiel, à transférer sur la CSG une partie des charges sociales des entreprises ? En révélant ce projet, « le Monde » a soulevé une vive excitation médiatique. La porte-parole, Najat Vallaud-Belkacem, a tempéré les ardeurs des journalistes, qui ont présenté l’idée comme acquise. « Tous les scénarios sont sur la table », a-t-elle dit. Certes : il serait bon, au préalable, d’harmoniser le projet avec la loi budgétaire de 2013.

JEAN-MARC AYRAULT sait-il où il va ? Le Premier ministre vient de nous présenter une loi de finances qui contient un matraquage fiscal sans précédent, peu propice à une relance de l’économie. Voilà qu’il semble saisi d’un doute et qu’il vole au secours des entreprises en envisageant une baisse des charges sociales. Les socialistes ont refusé avec vigueur d’augmenter la TVA pour diminuer les cotisations patronales. Comme on s’y attendait, s’ils rejettent la hausse de la TVA, il ne leur reste plus, comme instrument de relance, que la CSG.

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