Le monde prend la crise à bras-le-corps

Une injection de confiance  Abonné

Publié le 06/04/2009
Oui, la réunion du G20 a été un succès, et le pas-de-deux auquel Nicolas Sarkozy s’est livré avant le sommet ne risquait pas d’en compromettre le résultat. Il faut commencer par reconnaître que la personnalité de Barack Obama, son style, le changement qu’il incarne, notamment par rapport à son prédécesseur, sa recherche passionnée de la détente avec la Russie, avec la Chine, avec l’Europe aussi, ont joué un rôle primordial dans la formation d’un consensus.

TOUT EST RÉGLÉ ? Mais non, bien sûr. La crise est là et nous ne savons pas du tout si nous en avons touché le fond. Un seul nombre : l’industrie américaine a encore détruit 746 000 emplois en février, plus que chacun des mois précédents depuis septembre, et pourtant la progression du chômage américain était déjà catastrophique. En France, chaque fermeture d’usine est un désastre de plus qui s’ajoute aux autres. Les banques ne sont pas encore tirées d’affaire. L’endettement des riches devient colossal, la misère des pauvres devient insoutenable.

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