Les reculades du pouvoir

Une gouvernance erratique

Publié le 07/07/2014
Le gouvernement adapte sans cesse ses décisions aux difficultés qu’il rencontre sur le plan politique. Il tient compte à la fois de l’état de l’opinion, souvent hostile à ses réformes de société, et de l’opposition interne des « frondeurs » du parti socialiste. Atermoiements, renoncements, compromis vidant les réformes de leur sens se multiplient. Pendant ce temps, les problèmes structurels du pays ne sont pas traités.

Toutes les réformes lancées par le pouvoir ne sont pas forcément celles qu’attendent les Français, toutes ne sont pas prioritaires, et toutes sont mises en œuvre après une préparation imparfaite ou insuffisante. Le report de la loi sur la famille, l’abandon de l’écotaxe, le renoncement aux nouveaux rythmes scolaires et aux ABCD de l’égalité à l’école traduisent des reculades obtenues par des groupes disparates qui n’ont aucun lien commun mais parviennent à épouvanter l’Élysée comme s’ils étaient prêts à le mettre à sac.

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