Cœur bioprothétique Carmat

Une année pleine de palpitations  Abonné

Publié le 05/01/2015
Après 25 ans de recherches menées dans le secret, l’aventure du cœur artificiel Carmat a traversé une année 2014 hyper-médiatisée, avec deux premiers essais humains encourageants, chahutés par des cocoricos et, parfois, des séquences de « French Bashing ». La bioprothèse inventée par le Pr Alain Carpentier devrait faire l’objet dès 2016 d’une première commercialisation. En Europe et aux Etats-Unis, plus de 100 000 insuffisants cardiaques terminaux non éligibles à la transplantation pourraient être concernés par cette prouesse technologique.

FRUIT d’un quart de siècle de recherches, le cœur artificiel total conjugue autonomie, miniaturisation (il pèse 900 grammes) et adaptation à la condition et au rythme de vie du patient ; sa physiologie cardio-mimétique reproduit les battements à l’aide de quatre valves et de deux ventricules avec des membranes organiques bovines, chacun étant séparé en deux volumes, l’un pour le sang, l’autre pour le liquide d’actionnement ; le débit (jusqu’à 9 litres/minute) est assuré par deux micro-pompes selon les besoins du patient, tels que les capteurs, utilisés aussi dans l’aéronautique, les mesure

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