DU COUP, l’opinion regarde au delà de l’horizon. Elle serait presque prête à manger son pain noir jusqu’en 2017, avec l’espoir qu’un changement politique radical produit par les élections présidentielle et législatives apporte rapidement une hausse de la croissance et une diminution du chômage. Il existe peut-être, à cet égard, une majorité pour des élections anticipées. C’est une attitude mortifère. Tout combat politique, économique et social se livre dans l’instant présent. Deux ans de quinquennat représentent une période longue susceptible de fournir une meilleure conjoncture.
Le refus du présent
Un quinquennat zappé
Publié le 08/12/2014
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À mesure que la France s’enfonce dans la crise, les électeurs attendent du gouvernement de moins en moins de résultats. Pourtant, l’équipe de Manuel Valls n’est nullement inerte : elle s’efforce tous les jours d’apporter à l’économie les soutiens fiscaux et publics susceptibles d’améliorer ses performances. Elle se heurte à une contestation croissante, pas seulement de l’opposition, mais de son propre camp. Tout se passe comme si « l’effet Valls » diminuait et qu’il ne restait que « l’effet Hollande ».
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