Le pouvoir à mi-mandat

Un plaidoyer pro domo

Publié le 22/09/2014
Avec le recul, on peut se demander à quoi a servi la séquence du vote de confiance au gouvernement de l’Assemblée, assorti d’une conférence de presse du président de la République : ni l’un ni l’autre n’ont apporté d’élément dynamique à la politique économique et sociale du gouvernement. L’opposition interne qui se manifeste au sein du PS ne fait que croître et le chef de l’État a fermé plusieurs portes ouvertes sur les réformes, par exemple une baisse des charges sociales qui aurait été compensée par une hausse sensible de la TVA.

Les 350 journalistes présents ont grandement aidé M. Hollande à poursuivre son long soliloque en s’abstenant de lui poser des questions vraiment intéressantes. Ils semblaient n’avoir d’intérêt que pour le retour de Nicolas Sarkozy en politique et pour la candidature du chef de l’État en 2017. Bien entendu, le président n’a rien à dire sur les candidats de la droite et encore moins sur son propre avenir, affreusement bouché et qui ne pourra s’éclaircir que si « cette ligne que j’ai tracée (...) nous permettra, j’espère, d’avoir des résultats en 2017 ».

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