Une piste dans le tabagisme, l’Alzheimer, la schizophrénie...

Un mystère résolu dans l'addiction à la nicotine  Abonné

Publié le 09/03/2009
L'addiction à la nicotine résulte de sa fixation sur des récepteurs à l'acétylcholine (ACh) dans le cerveau, mais curieusement elle ne se fixe que très faiblement sur ces mêmes récepteurs dans le muscle. Des chercheurs ont percé l'énigme : la puissante fixation sur le récepteur cérébral est due à une interaction « cation-π » entre la nicotine et l'acide amine aromatique TrpB sur le récepteur, une interaction absente dans le muscle ; ceci tient à une forme subtilement différente du site de fixation, liée à une mutation ponctuelle près de TrpB. Cette découverte devrait guider le développement pharmacologique ciblant les récepteurs ACh cérébraux, pour diverses indications : aide à l'arrêt du tabagisme, Alzheimer, schizophrénie, autisme, etc.
Vingt sous-types de récepteurs

Vingt sous-types de récepteurs
Crédit photo : S. TOUBON

LA NICOTINE, présente dans le tabac, agit sur le cerveau et entraîne divers effets : diminution du stress, sensation de plaisir, amélioration de la cognition...

Les effets de la nicotine sont dus au fait qu'elle active, dans le cerveau, des récepteurs répondant à l'acétylcholine (ACh), les récepteurs dits acétylcholine nicotiniques. Il en existe 20 sous-types ; le sous-type alpha4beta2 est le plus fortement associé à l'addiction à la nicotine, et est ciblé par un médicament récemment développé pour l'aide au sevrage tabagique (varenicline).

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