La crise devient chronique

Un malaise durable  Abonné

Publié le 19/07/2010
Les efforts du pouvoir pour se détacher du boulet Wœrth-Bettencourt sont vains. La presse, avec un acharnement que nourrissent des « révélations » souvent comparables à des pétards mouillés, est décidée à ronger son os. Le soupçon permanent alimente l’irritation de l’opinion. Non seulement la campagne électorale de 2012 est déjà commencée, mais elle se déroule dans un contexte extrêmement malsain.

L’HEBDOMADAIRE « Marianne » publie le fac-simile d’un chèque de 100 000 euros correspondant à un retrait d’argent de Liliane Bettencourt, mais qui ne figure pas dans les comptes, quatre mois seulement avant le premier tour de la présidentielle de 2007. Le journal en conclut un peu vite que l’argent est allé tout droit dans les caisses de l’UMP. On n’en conviendra pas moins qu’une relation complice existait entre la famille Bettencourt et le grand parti de droite. En témoigne le soutien apparent que l’UMP apportait à Mme Bettencourt dans son grave différend avec sa fille, Françoise Meyers.

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