Le monde aujourd’hui.

Un jeu politique indéchiffrable

Publié le 01/02/2016
Lorsqu’il devra, comme Nicolas Sarkozy aujourd’hui, faire le bilan de son mandat, François Hollande ne manquera pas mettre la déchéance de nationalité dans la catégorie de ses plus graves erreurs stratégiques. Il a certes une bonne chance de faire adopter la disposition et d’obtenir un amendement à la Constitution. Mais il a perdu l’un des rares atouts qu’il lui restait.

Le président de la République aurait dû renoncer il y a au moins un mois à son projet de déchéance de la nationalité pour les binationaux condamnés pour terrorisme. Au contraire, il s’est entêté. Il était tellement sûr que, en présentant cette idée, il allait embarrasser le Front national et convaincre la droite, qu’il a en oublié ses relations tendues avec la gauche de la gauche.

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